Le fibrome utérin

Les symptômes et les traitements tumeurs du fibrome utérin
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Après 40 ans, près d’une femme sur deux développe un fibrome utérin. Le plus souvent, cette affection bénigne n'entraîne pas de symptôme et ne nécessite pas de traitement.

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Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/02/2014

Qu'est-ce qu'un fibrome utérin ?

Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes (c'est-à-dire non cancéreuses) des fibres musculaires de l'utérus. Ils peuvent se présenter isolément ou en groupe. De forme ronde, leur dimension varie de la taille d'un petit pois à celle d'un pamplemousse... voire plus ! Dans les cas les plus extrêmes, il arrive que les fibromes atteignent 20 à 30 cm de diamètre. La localisation des fibromes dans l'utérus est également extrêmement variable et contribue à déterminer le type de symptômes ressentis.

 

Les symptômes du fibrome utérin

Dans la majorité des cas, le fibrome n'entraîne aucun symptôme. Il est découvert lors d'un examen gynécologique de routine ou d'un bilan d'infertilité.
Quand il entraîne des symptômes, le fibrome peut se manifester par :

  • Des règles très abondantes et, parfois, des saignements entre les règles

  • Des gênes pelviennes (dans le bas du ventre), souvent liées au volume du fibrome

  • Des douleurs pendant les règles et, plus rarement, lors des rapports sexuels

Par ailleurs, certains fibromes peuvent être associés - sans que l'on sache vraiment pourquoi - à des troubles de la fertilité.

 

Fibrome utérin : facteurs de risque

  • Le rôle des hormones

Les œstrogènes, hormones féminines, favoriseraient la croissance des fibromes. Toute femme en âge de procréer est donc potentiellement à risque mais ces affections apparaissent généralement après l'âge de 35 ans.
Les femmes qui ont eu leurs premières règles tôt sont par ailleurs plus à risque parce qu'elles ont été exposées plus longtemps aux œstrogènes.
Enfin, le surpoids est associé à une sécrétion accrue de ces hormones et favorise donc l'apparition de fibromes.

 

  • Des prédispositions génétiques

Avoir une mère ou une sœur atteinte de fibrome accroît le risque d'en avoir. Mais il existe aussi des prédispositions « raciales » : les femmes d'origine africaine sont plus souvent touchées que celles d'origine caucasienne.

 

Évolution et complications du fibrome utérin

Le fibrome utérin peut se développer jusqu'à la ménopause, cette période correspondant à l'arrêt des sécrétions d'œstrogènes. Ensuite, la taille du fibrome diminue et il n'entraîne plus de symptôme. Jusqu'à la ménopause, son évolution est imprévisible et extrêmement variable d'une femme à l'autre. Dans de rares cas, des complications peuvent survenir : elles sont sans gravité mais se manifestent par de vives douleurs.
En revanche, le fibrome est une affection qui reste bénigne : il ne peut pas évoluer vers un cancer.

 

Traiter le fibrome utérin ?

En l'absence de symptôme, le fibrome n'est généralement pas traité. Il doit cependant faire l'objet d'un suivi médical pour en surveiller l'évolution.
En cas de grossesse, le risque de fausse couche ou d'accouchement prématuré est très légèrement augmenté mais la majorité des femmes enceintes atteintes de fibrome ne rencontrent pas de problème.

Si le fibrome doit être traité, il existe plusieurs possibilités :

  • Les médicaments (hormones)

Ces médicaments ne traitent que les symptômes du fibrome. Les hormones utilisées bloquent l'ovulation et empêchent toute grossesse.

  • La chirurgie

Les opérations chirurgicales sont généralement proposées en cas d'échec du traitement médicamenteux. Elles sont de deux types :

  • Les interventions « radicales », qui consistent à enlever la totalité de l'utérus. Le risque de récidive du fibrome est nul mais ces interventions sont réservées aux patientes qui ne souhaitent plus avoir d'enfant.

  • Les interventions  « conservatrices », qui consistent à enlever le fibrome tout en laissant l'utérus en place. En fonction de la taille et de la localisation du fibrome, plusieurs types d'opération peuvent être proposés.


Quand le traitement médicamenteux échoue et que la patiente ne souhaite pas subir une opération chirurgicale, des alternatives existent pour certaines indications : l'embolisation du fibrome (qui consiste à boucher les vaisseaux qui irriguent la tumeur) et la destruction du fibrome par ultrasons (une technique qui est toujours en cours d'évaluation).

 

Infertilité : faut-il enlever le fibrome ?

La question est délicate : laisser le fibrome en place peut contribuer aux problèmes d'infertilité mais procéder à une ablation chirurgicale peut occasionner des séquelles préjudiciables pour la fertilité ou pour la grossesse. Ces risques sont relativement faibles mais ils ne sont pas nuls.

Deux paramètres peuvent guider le choix de la patiente :

  • S'agit-il de petits fibromes localisés dans la cavité utérine ? Ils peuvent alors être aisément enlevés par hystéroscopie, une opération très peu invasive, sans conséquence sur la fertilité et sur la grossesse.

  • Peuvent-ils vraiment compromettre la fertilité de la patiente ?

En tout état de cause, il faut s'assurer que le bénéfice attendu est plus important que le risque éventuel induit par l'opération.

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

  • Soulager les symptômes liés au fibrome utérin

Quelques « bons gestes » peuvent atténuer les douleurs liées aux menstruations :

En cas d'anémie  liée aux saignements abondants, la prise de suppléments en fer peut être envisagée.

À lire aussi
L'endométriose
Les troubles de la fertilité

 
Source
Interview du Dr Cécile Mézan de Malartic, gynécologue-obstétricienne à la maternité du CHU de Nancy.


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Rédigé par : Aude Dion
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 17/02/2014

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