Don d'organe : quelles alternatives à la greffe ?

Recherche : les alternatives possibles à la greffe
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Pour pallier le manque chronique d’organes à greffer, les scientifiques mettent au point des techniques novatrices, parfois dignes d’un film de science-fiction !

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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/11/2014

Un cœur artificiel

En décembre 2013, le premier cœur artificiel a été implanté chez un homme souffrant d’insuffisance cardiaque terminale. Une avancée historique, que l’on doit au Pr Alain Carpentier, de l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.

Mise au point en collaboration avec des ingénieurs de l’industrie aérospatiale, cette prothèse reproduit au plus proche la forme, le volume et le poids, ainsi que le fonctionnement du corps humain. Si le patient est malheureusement décédé après quelques mois, l’opération a ouvert la voie à cette technique révolutionnaire. D’autres patients vont bénéficier de ce cœur artificiel, dans le cadre des essais cliniques.

 

La thérapie cellulaire 

La thérapie cellulaire consiste à réparer un organe en utilisant des cellules souches. Ce type de cellule « mère » se caractérise par la capacité à donner naissance à des cellules de n’importe quelle partie du corps (cellules cardiaques, cellules du foie…) et à se reproduire.

Cette technique est notamment étudiée par le Pr Philippe Ménasché, chirurgien cardiaque et directeur d’unité Inserm pour réparer des cœurs ayant subi des dommages à la suite d’un infarctus du myocarde. Il tente de recoloniser la zone de tissus morts avec des cellules souches susceptibles de la restaurer. Le champ d’application actuel et futur des cellules souches est gigantesque : création de peau pour les grands brûlés, d’os, de cellules cérébrales productrices de dopamine pour les patients parkinsoniens

 

Bio-impression de tissus humains

L’impression 3D offre aussi des perspectives prometteuses pour la réparation d’organes abîmés… Des chercheurs d’un laboratoire Inserm bordelais ont notamment mis au point une imprimante 3D qui utilise des cellules à la place de l’encre et qui tient compte d'un facteur temps essentiel à la mise en lien des cellules. Objectif : synthétiser des tissus humains !

Grâce à cette imprimante, on pourrait venir reconstruire à l’intérieur du corps le tissu ou l’organe lésé en imprimant directement les éléments biologiques. Des tests sur des souris ont déjà montré qu’il est possible de régénérer un tissu avec une telle impression. Les tissus peuvent aussi être créés « in vitro » puis être replacés dans un organisme. Un jour, on pourrait par exemple imprimer une paroi cardiaque et la greffer sur le cœur d’un malade pour le réparer !

 

La dialyse, un rein artificiel 

L’hémodialyse est une machine extracorporelle qui filtre le sang à la place du rein, lorsque celui-ci n’est plus en mesure de le faire. Il ne s'agit pas ici d'une piste futuriste, l'hémodialyse fait partie des traitements de routine depuis de nombreuses années.

 

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Source
Merci à Fabien Guillemot, chercheur au Laboratoire Inserm biomatériaux et réparation tissulaire (Bordeaux)


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/11/2014

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