Don d'organe post-mortem : que dit la loi ?

La législation sur le don d'organes
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Peut-on refuser de donner ses organes ? La famille a-t-elle son mot à dire ? Comment exprimer son accord ? Le point sur la législation !

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 04/11/2014

En France, la loi prévoit que chaque citoyen adulte est un donneur présumé consentant. Toutefois, au moment du décès, les médecins se tournent vers la famille pour savoir si la personne avait exprimé une opposition au don d’organes, de son vivant.

Un moment difficile pour les familles, déjà sous le choc. D’autant plus lorsqu’elles ignorent ce qu’aurait souhaité leur proche… Mieux vaut donc que votre volonté soit claire.

 

Don d'organes : comment exprimer son choix ?

  • Si vous souhaitez faire don de vos organes, vous pouvez demander une « carte de donneur ». Celle-ci constitue une trace de votre volonté mais elle n’a pas de valeur légale. Le médecin consultera quand même votre famille. C’est pourquoi il est important que vous informiez vos proches de votre démarche. C’est également l’occasion de connaître leur position sur la question.

  • Si vous êtes opposé au don d’organes, inscrivez-vous au registre national des refus. Il a, lui, valeur d’obligation légale et sera toujours consulté. 

Sachez aussi que vous pouvez accepter de donner certains organes et tissus et pas les autres. Il suffit d’en informer votre famille.

 

Don d'organe post mortem : en pratique

Lorsque la mort cérébrale est déclarée par le service de réanimation, le médecin coordinateur des prélèvements évalue si la personne décédée pourrait être un donneur potentiel. Il recherche notamment d’éventuelles contre-indications médicales, comme un cancer.

S’il n’en trouve pas, il interroge la famille ainsi que le registre national des refus. Si aucune opposition du vivant n’est révélée, le défunt est considéré comme donneur potentiel. Commence alors une série d’analyses pour vérifier que les organes à prélever sont sains. Ils sont ensuite prélevés, puis le corps est restitué à la famille.

L’identité du donneur n’est jamais divulguée au receveur et réciproquement. La famille du donneur est informée des organes et des tissus prélevés et elle pourra se renseigner sur le résultat des greffes auprès de l’équipe de coordination des prélèvements. 

 

La mort cérébrale

Le don d’organes est envisagé chez les patients en mort cérébrale, c’est-à-dire qui n’ont plus aucune activité électrique au niveau du cerveau. La personne est morte, même si son cœur peut continuer à battre machinalement durant quelques heures. La mort est confirmée de manière incontestable par des examens médico-légaux.

Cet état survient principalement après un arrêt cardiaque, un traumatisme crânien... Il ne doit pas être confondu avec un coma où même si le patient peut être inconscient et privé de tout contact avec le monde extérieur, le cerveau reste en activité.

 

En savoir plus

Demander une carte de donneur : www.france-adot.org

S’inscrire sur le registre des refus : www.dondorganes.fr

 

À lire aussi

Greffe : Don d’organe, don de vie !

Don d'organe : quelles alternatives à la greffe ?

 

Source
Merci au Dr Sabine Verdy, médecin anesthésiste-réanimateur, en charge de la coordination des prélèvements au CHU de Besançon. 


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Rédigé par : Barbara Delbrouck
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 04/11/2014

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