Le cancer du rein

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Le cancer du rein est relativement peu fréquent : il représente environ 3 % des cancers et est diagnostiqué en moyenne vers 65 ans. Le traitement repose principalement sur la chirurgie, mais aussi sur les thérapies ciblées.

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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/03/2017

Cancer du rein : peu fréquent

Avec quelque 11.000 nouveaux cas par an en France, le cancer du rein représente environ 3 % de l'ensemble des cancers. Il touche deux fois plus les hommes que les femmes.
A noter que depuis quelques années, on constate une légère augmentation des diagnostics de cancers du rein, sans doute en raison des progrès de l’imagerie médicale (examens plus fréquents et plus précis), mais peut-être aussi en raison de certains facteurs environnementaux.

 

Différents types de cancers du rein

Un cancer du rein peut se développer dans différentes parties du rein.

  • Carcinomes à cellules rénales

80 % des cancers du rein chez l’adulte apparaissent au niveau des tubules rénaux, qui font partie des unités fonctionnelles (néphrons) du rein.

  • Carcinome à l’épithélium de transition

La tumeur apparaît sur la couche de cellules qui tapisse la paroi interne du bassinet, des uretères et de la vessie, aussi appelée l'épithélium de transition (ou urothélium). Ce type de cancer du rein est souvent associé à des tumeurs de la vessie.

  • Tumeur de Wilms ou néphroblastome

Il s’agit d’un cancer du rein rare qui touche les jeunes enfants. La tumeur se développe à partir du tissu à l’origine du rein, le blastème métanéphrotique de l’embryon.

 

Cancer du rein : quels facteurs de risque ?

Le tabagisme, l’hypertension artérielle et le surpoids sont considérés comme des facteurs de risque importants du cancer du rein.
D’autres facteurs comme l'exposition professionnelle au cadmium ou à l'amiante, par exemple chez les maçons, les terrassiers… sont également suspectés.
Par ailleurs, la dialyse favorise l'apparition de kystes dans le/les reins (« maladie kystique » ou « dysplasie multi-kystique ») qui augmentent le risque de cancer du rein.
Il existe également certaines formes familiales du cancer du rein pour lesquelles des gènes de susceptibilité ont été identifiés mais ils ne représentent qu’une minorité des cas.

 

Les symptômes du cancer du rein

Au début de son développement, le cancer du rein provoque peu de symptômes. Le plus souvent, il est découvert par hasard au cours d'une échographie ou d'un scanner de l'abdomen réalisé pour un autre motif. A un stade plus avancé ou en fonction de sa localisation, il peut entraîner certains symptômes comme des douleurs lombaires ou une masse abdominale. A noter toutefois que ce genre de symptômes ne signifie pas nécessairement la présence d’un cancer du rein.

 

Le diagnostic de cancer du rein

Le scanner de l’abdomen est l'examen de référence pour poser le diagnostic de cancer du rein et évaluer son étendue. Ce diagnostic est généralement confirmé par l'examen anatomopathologique de la tumeur retirée lors de l’opération (examen au microscope des caractéristiques de la tumeur).
La particularité du cancer du rein est en effet d’être le plus souvent opéré sans biopsie préalable (prélèvement d’un fragment de tissu ou d’organe pour l’analyser au microscope), contrairement à la plupart des cancers.

 

Cancer du rein : quel traitement ?

Dans le cas des cancers localisés, le traitement de référence est la chirurgie.

Si des métastases sont présentes, le traitement repose sur des médicaments anticancéreux (thérapies ciblées ou immunothérapie), associés ou non à une opération chirurgicale.

 

  • Les thérapies ciblées s’attaquent spécifiquement à certains éléments (cibles) des cellules cancéreuses, ce qui permet d’épargner au maximum les cellules saines.


Elles comprennent deux classes thérapeutiques :

  • les inhibiteurs du facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) (le bévacizumab) et les inhibiteurs de tyrosines kinases. Ces traitements « coupent » l'alimentation sanguine permettant aux cellules cancéreuses de continuer à se multiplier ;

  • les inhibiteurs de la mTOR (mammalian Target Of Rapamycin) qui réduisent la prolifération tumorale en perturbant les signaux intracellulaires qui la stimulent.

 

  • Les immunothérapies agissent sur les réactions de défense de l'organisme.

Le recours aux immunothérapies classiques comme l'interféron alpha et l'interleukine 2 est devenu très rare. Le nivolumab, une immunothérapie récente, est uniquement utilisé en cas d’échec des thérapies ciblées.

Les chimiothérapies classiques ne sont en revanche pas utilisées dans le cancer du rein car les cellules cancéreuses du rein y sont peu sensibles.

 

L’évolution du cancer du rein

Lorsque la tumeur est encore de petite taille et bien localisée (stade I), le taux de survie à 5 ans est aujourd’hui de 90 à 95 %.

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Source
Merci au Dr Yann Neuzillet, urologue à l’Hôpital Foch à Paris.


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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/03/2017

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