Le cancer du testicule

Cancer du testicule : les types de tumeurs
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De plus en plus fréquent dans les pays industrialisés comme la France, le cancer du testicule est aussi l'un des cancers qui affiche le meilleur espoir de guérison. Aujourd'hui, 95 % des patients guérissent à l'issue des traitements.

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Rédigé par : Elise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 18/02/2013

Cancer du testicule : 1er cancer de l'adulte jeune

Le cancer du testicule touche principalement des adultes entre 20 et 35 ans. En France, on dénombre actuellement 6 cas pour 100.000 habitants. Des chiffres qui ont considérablement augmenté ces dernières années. Si les causes de cette augmentation restent floues, les facteurs de risque du cancer du testicule sont eux bien connus :

  • testicule ectopique (testicule qui n'est pas descendu correctement pendant l'enfance),

  • des antécédents familiaux de cancer du testicule,

  • des antécédents personnels de cancer du testicule,

  • le tabagisme,

  • éventuellement des facteurs environnementaux polluants, comme les pesticides, les insecticides…

 

Diagnostic : pensez à l’autopalpation

Le cancer du testicule n'est pas douloureux. Il se manifeste par l'apparition d'une masse sur le testicule ou à l'intérieur même du testicule que le patient peut observer lui-même. L'autopalpation des testicules est donc la clé d'un diagnostic précoce !
Aussi, dès que ce type de grosseur est constaté, il ne faut pas tarder à consulter son médecin. Le travail conjoint d'un urologue, d'un anatomopathologiste (qui analyse les cellules et les tissus) et d'un oncologue permettra de poser un diagnostic précis.

Notez qu'il est très rare que les deux testicules soient touchés en même temps.

Trois grands types de tumeurs du testicule

  • Les tumeurs non germinales qui se développent à partir de cellules qui ne produisent pas de spermatozoïdes. Ces tumeurs ne concernent que 5 % des cas de cancer du testicule.

  • Les tumeurs germinales séminomateuses qui se développent à partir de cellules qui produisent des spermatozoïdes et qui touchent essentiellement des hommes de 35 à 45 ans.

  • Les tumeurs germinales non séminomateuses qui se développent à partir de cellules qui produisent des spermatozoïdes et qui touchent principalement des hommes entre leur puberté et l'âge de 35 ans.


Ces tumeurs germinales représentent 95 % des cancers du testicule à parts égales.

 

Des traitements efficaces !

Dans 95 % des cas, le traitement du cancer du testicule permet une guérison complète.
Il se déroule en deux temps :

  • l'ablation du testicule concerné, via une petite incision au niveau de l'aine. Non douloureuse, elle ne requiert pas plus d'un jour d'hospitalisation. Une prothèse en silicone peut être placée lors de la même opération pour conserver l'aspect esthétique de la bourse ;

  • après l'intervention chirurgicale, la tumeur est analysée. En fonction du résultat, le médecin pourra proposer une radiothérapie ou une chimiothérapie. Mais ce traitement complémentaire n'est pas systématique, en particulier si le cancer est pris en charge précocement. Cela implique toutefois une surveillance médicale et oncologique de 5 à 10 ans.

 

Quel impact sur la sexualité et la fertilité ?

Le cancer et l'ablation d'un testicule n'ont pas de conséquence néfaste sur la sexualité du patient. Les troubles de l'érection faisant parfois suite à l'opération sont plutôt le fruit de facteurs psychologiques que physiologiques.
Ce cancer touchant principalement des hommes jeunes, il leur est souvent proposé d'effectuer une conservation de sperme.
La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent en effet affecter la production de spermatozoïdes. Mais la plupart des hommes guéris par une opération seule peuvent avoir des enfants sans avoir recours à la fécondation in vitro.

 

Quel suivi après un cancer du testicule ?

  • Trois mois après la fin de son traitement, le patient passe un premier bilan.

  • Si ses résultats ne montrent pas de nouvelle tumeur, les bilans s'espaceront de 6 mois pendant 2 ans.

  • Ensuite, le patient effectuera un bilan annuel pendant 10 ans.

 

Outre ces bilans, il est conseillé de se palper et de surveiller par échographie le testicule restant régulièrement pour détecter le plus rapidement possible une éventuelle tumeur.

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Source
Fiche d'information rédigée par l'Association Française d'Urologie
Interview du Pr Andrianne, urologue


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Rédigé par : Elise Dubuisson
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 18/02/2013

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