Cancer de la prostate : le premier cancer des hommes

Cancer de la prostate: le premier cancer des hommes
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En France, le cancer de la prostate est l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme. Heureusement, les évolutions de la prise en charge ont permis ces dernières années d’en faire chuter la mortalité. 

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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 20/04/2015

Cancer de la prostate : un cancer fréquent

En France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme devant celui du poumon. En 2010, 71.500 nouveaux cas ont été diagnostiqués. Heureusement, la mortalité liée à ce type de cancer est en baisse depuis le début des années 2000 grâce aux améliorations de la prise en charge.

 

Cancer de la prostate : des symptômes tardifs

La prostate est une petite glande de la taille d’une châtaigne qui se situe chez l’homme sous la vessie et qui produit le liquide séminal, l’un des composants du sperme. 

Le cancer de la prostate est dans un premier temps asymptomatique et peut passer inaperçu pendant de longues années. Lorsque la tumeur grossit, elle peut toutefois comprimer les voies urinaires et générer l’apparition de certains symptômes :

  • des troubles urinaires : 

    • besoin fréquent ou urgent d’uriner, y compris la nuit ;

    • des difficultés à commencer à uriner ;

    • un jet d’urine faible ;

    • la présence de sang dans l’urine ;

    • des sensations de brûlures durant la miction ;

    • etc.

  • des éjaculations douloureuses ;

  • des troubles de l’érection.

 

Les facteurs de risque du cancer de la prostate 

Plusieurs facteurs de risque peuvent favoriser l’apparition d’un cancer de la prostate. 

  • L’âge 

Plus on vieillît, plus le risque augmente ! Le cancer de la prostate est d’ailleurs rare avant 50 ans. L’âge moyen du diagnostic est de 71 ans. 

  • Les antécédents familiaux  

La probabilité de souffrir soi-même d’un cancer de la prostate est plus élevée si un père, un frère et/ou un oncle en ont souffert. 

  • L’origine 

Ce type de cancer est plus fréquent dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Les hommes d’origine africaine ou antillaise ont également un risque plus élevé de souffrir de ce type de cancer, contrairement aux personnes originaires d’Asie du sud-est chez qui le risque est plus faible. 

 

Des examens diagnostics

Certains examens permettent de poser le diagnostic de cancer de la prostate

  • Le toucher rectal permet par exemple en palpant la prostate de repérer d’éventuels nodules à sa surface, et donc de détecter une éventuelle tumeur. 

  • La prise de sang permet de doser une protéine produite par la prostate : l’antigène prostatique spécifique (PSA). Une hausse du PSA peut en effet être un signe de cancer. 

  • En cas de doute, une biopsie de la prostate est indispensable pour confirmer le diagnostic. Celle-ci consiste à prélever des fragments de tissus à différents endroits de la prostate afin de pouvoir les analyser en laboratoire. 

 

Si le diagnostic est confirmé, des examens peuvent être prescrits afin d’évaluer l’extension du cancer et de déterminer s’il est cantonné à la prostate, si les ganglions voisins sont touchés, ou si des métastases sont présentes : scanner, imagerie par résonance magnétique (IRM), scintigraphie osseuse...

 

Cancer de la prostate : une évolution lente

Le cancer de la prostate évolue lentement. Plusieurs années peuvent s’écouler entre son apparition et les premiers signes visibles de la maladie. 

Pour déterminer à quel stade en est le cancer, plusieurs paramètres sont pris en compte : la taille de la tumeur, l’atteinte des ganglions lymphatiques environnants et la présence de métastases ou non dans d’autres parties du corps.

 

Le score de Gleason indique quant à lui si les cellules cancéreuses sont plus agressives. Un score de 6, sur une biopsie, indique que la tumeur est proche de cellules bénignes ; un score de 10 indique au contraire un cancer agressif.

 

Quelle option thérapeutique ?

Étant donné l’évolution lente du cancer de la prostate, un traitement immédiat n’est pas toujours nécessaire. Lorsqu’il faut intervenir, il existe plusieurs options thérapeutiques qui peuvent être combinées ou pas en fonction de l’étendue de la tumeur, son évolution, l’âge du patient...

  • La radiothérapie permet de détruire les cellules cancéreuses à l’aide de rayons.

  • La curiethérapie consiste à placer de petits implants radioactifs directement dans la prostate afin d’irradier et de détruire la tumeur.

  • L’hormonothérapie  permet de limiter la production de testostérone – l’hormone mâle qui peut favoriser la croissance de la tumeur – ou de l’empêcher d’atteindre la prostate.

  • La prostatectomie radicale totale, est une intervention chirurgicale qui consiste à enlever la prostate. 

  • Le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (H.I.F.U.) permet de détruire les cellules cancéreuses grâce à l’application locale d’ultrasons.

  • La chimiothérapie peut également être proposée lorsque le cancer est devenu résistant à l’hormonothérapie.

 

À lire aussi

Prostate : quel dépistage et pourquoi ?

Prostate : utilité du PSA dans le diagnostic 

 

Source

Merci à l’Institut national du Cancer (www.e-cancer.fr) pour sa collaboration à cet article.


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 20/04/2015

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