Les calculs rénaux

Les symptômes et les traitements des calculs rénaux
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Les calculs rénaux sont fréquents et parfois extrêmement douloureux ! Pour éviter la formation de ces « pierres aux reins », veillez à boire en quantité suffisante !

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 11/03/2013

Les calculs rénaux

Aussi appelés « pierres aux reins » ou « lithiase urinaire », les calculs rénaux sont des cristaux durs qui se forment dans les reins ou dans d’autres parties de l’appareil urinaire comme

  • la vessie,

  • les uretères (conduits qui acheminent l’urine des reins vers la vessie)

  • ou l’urètre (conduit qui achemine l’urine lors de la miction).

 

Les calculs rénaux peuvent mesurer de quelques millimètres à plusieurs centimètres de diamètre. Ils s’éliminent souvent spontanément en passant à travers le système urinaire, sans entraîner de symptômes. Cependant, dans certains cas, le calcul peut venir obstruer l’appareil urinaire et provoquer alors des douleurs très importantes. On parle de colique néphrétique.

 

Les facteurs de risque d'un calcul rénal

 

  • Le sexe et l’âge

Les calculs rénaux sont très fréquents : 5 à 10 % de la population aura une colique néphrétique au cours de sa vie. Ils sont deux fois plus fréquents chez les hommes et surviennent généralement entre 30 et 50 ans. Les calculs rénaux ont aussi tendance à récidiver : plus de 50 % des personnes touchées le seront à nouveau dans les 10 ans qui suivent la première manifestation.

 

  • L’alimentation et la consommation d’eau

Les calculs rénaux sont généralement liés à une trop grande concentration de sels minéraux (en particulier de calcium) dans l’urine, qui entraîne leur cristallisation. Cette faible dilution des urines est souvent liée à une faible consommation d’eau. Elle est aussi favorisée par une alimentation trop riche en sucres, sel ou protéines.

 

  • Les autres maladies

Plus rarement, les calculs peuvent être liés à une maladie génétique, une infection ou à une malformation des voies urinaires. Ils sont par ailleurs favorisés par l’hypertension, le diabète de type 2 et l’obésité.

 

Les symptômes d'un calcul rénal

La colique néphrétique se manifeste par une douleur soudaine et intense dans le bas du dos (généralement d’un seul côté), qui irradie parfois dans le bas du ventre, l’aine et les parties génitales. Elle peut s’accompagner de nausées, de vomissements, d’une urine trouble (avec parfois des traces de sang) et/ou d’une envie fréquente d’uriner.

 

Le diagnostic d'un calcul rénal

 

  • L’analyse d’urines

L’analyse d’urines permet de rechercher la présence éventuelle d’une infection urinaire et de déterminer la composition du calcul (calcium, acide urique...).

 

  • La radiographie et les examens complémentaires

La radiographie permet de mettre en évidence la présence de calculs à base de calcium. L’échographie est également souvent utilisée.
Mais, aujourd’hui, l’examen de référence pour le diagnostic des calculs rénaux est le scanner abdominal spiralé (scanner « multicoupes »). Dans certains cas, le radiologue injectera un produit de contraste iodé par voie intraveineuse avant l’examen pour mettre en évidence les calculs.

 

Les traitements des calculs rénaux

La majorité des calculs s’éliminent naturellement dans les six semaines qui suivent leur formation. Durant cette période, il est recommandé de boire environ trois litres par jour. Des analgésiques sont souvent prescrits pour soulager la douleur. En cas de calcul de taille importante (plus de 10 mm), de douleur insoutenable, d’infection ou de saignement abondant, le calcul doit être éliminé par l’une des techniques suivantes :  

 

  • La lithotripsie extracorporelle par ondes de choc (LEC)

La lithotripsie extracorporelle consiste à diriger des ultrasons sur le calcul rénal afin de le réduire en petits morceaux. Ils seront ensuite éliminés par le système urinaire. Cette intervention ne nécessite pas d’hospitalisation.

 

  • La néphrolithotomie percutanée

Lorsque le calcul est trop gros ou mal positionné, il doit être extrait grâce à un néphroscope (tube fin introduit dans le rein via une incision dans le dos).

 

  • L’urétéroscopie

Grâce à une sonde introduite par l’urètre, l’urétéroscopie permet quant à elle d’extraire les calculs situés dans les uretères (calculs urétraux).

 

Prévention des calculs rénaux

Les calculs rénaux sont très douloureux et ont tendance à récidiver ! En cas d’antécédents de calculs, veillez à boire quotidiennement 2 litres d’eau par jour. Comment savoir si vous buvez assez ? Vos urines doivent être jaune pâle ou incolores : si elles sont plus foncées, cela témoigne généralement d’une hydratation insuffisante.

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Source
Pierre Conort,  Bertrand Dore, Christian Saussine, « Prise en charge urologique des calculs rénaux et urétéraux de l'adulte », 2004.
 


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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 11/03/2013

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