L’ulcère gastroduodénal

Les symptômes et les traitements des ulcères gastroduodénaux
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L’ulcère gastroduodénal est une maladie fréquente : environ 1 personne sur 10 en sera atteinte au cours de sa vie. En cause ? La bactérie Helicobacter pylori mais aussi la consommation régulière d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, tels que l’aspirine ou l’ibuprofène.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 04/02/2013

L’ulcère gastroduodénal  

L’ulcère gastroduodénal est une lésion dans la muqueuse digestive. En contact direct avec l’acide gastrique, cette plaie provoque des douleurs et un inconfort important. Comme son nom l’indique, l’ulcère gastroduodénal peut atteindre différentes parties du système digestif :

  • l’estomac (ulcère gastrique)

  • ou le duodénum, c’est-à-dire la première partie de l’intestin grêle (ulcère duodénal).

Aujourd’hui, on estime qu’environ 10 % de la population des pays industrialisés est susceptible de souffrir un jour ou l’autre d’un ulcère. Ainsi, en France, près de 100 000 ulcères gastroduodénaux sont diagnostiqués chaque année. Ils sont beaucoup plus fréquents chez les personnes de plus de 40 ans.

 

Les causes

  • L’origine infectieuse

Auparavant, l'ulcère était considéré comme une conséquence du stress ou d'une mauvaise alimentation. Mais on sait aujourd’hui qu’il est causé majoritairement par une bactérie : l'Helicobacter pylori. Celle-ci est présente chez de nombreuses personnes de manière asymptomatique. Chez 10 % d’entre elles, elle sera la cause d’un ulcère gastrique ou duodénal.

 

  • L’origine médicamenteuse

Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et l'aspirine représentent la deuxième cause principale des ulcères. Le risque est particulièrement important en cas de consommation régulière. Les personnes qui prennent des AINS pour traiter une maladie rhumatismale chronique ou qui consomment quotidiennement de l'aspirine à faible dose dans un but de protection cardiaque sont donc particulièrement concernées.

 

Les symptômes

L'ulcère se manifeste par des crampes, des brûlures et des torsions dans la région de l'estomac. Ces douleurs irradient parfois dans le dos. Elles surviennent généralement une à quatre heures après un repas. Le fait de manger permet en général de soulager les douleurs. Les ulcères peuvent également s’accompagner d’autres symptômes digestifs comme des nausées, vomissements... Généralement, ces symptômes ne sont pas présents en continu : ils durent quelques jours, disparaissent... et puis reviennent.

 

Le diagnostic

Le diagnostic de l'ulcère se base sur une fibroscopie gastrique. Grâce à un fibroscope (tuyau souple introduit par la bouche et muni d’une caméra), les lésions peuvent être localisées et des prélèvements peuvent être réalisés pour confirmer ou non la présence de la bactérie.
Aujourd’hui, des tests respiratoires non invasifs permettent aussi de mettre en évidence la présence de la bactérie Helicobacter pylori : ils sont surtout utilisés pour vérifier l’éradication de la bactérie après un traitement adapté.  

 

Les traitements

  • Les médicaments

Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), puissants anti-acides, généralement prescrits pendant 4 à 8 semaines, sont les médicaments les plus fréquemment utilisés pour cicatriser les lésions et lutter contre l’acidité de l’estomac.
Si les examens révèlent la présence d’Helicobacter pylori, un traitement par antibiotique sera associé aux IPP. Si la cause est médicamenteuse, une alternative à la prise d’AINS devra généralement être envisagée.

 

  • L’adaptation du mode de vie

Le tabac, l'alcool, le café en grande quantité, les plats trop épicés peuvent aggraver l’ulcère et sont donc à éviter. Il est également conseillé de prendre ses repas lentement, pour ne pas favoriser la production de sucs gastriques. Il convient également d’éviter les sources de stress.

 

Prévention

Pour réduire les risques d’ulcère liés à la prise d’AINS et d’aspirine, quelques règles sont à respecter :

  • Respecter la posologie

  • Ne jamais dépasser les doses conseillées

  • Eviter de prolonger le traitement

  • En cas de douleurs gastriques, arrêter leur prise

  • En cas de nécessité, privilégier le paracétamol ou une classe d’anti-inflammatoires moins agressifs envers la muqueuse gastrique : inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase de type 2, communément appelés « coxibs ».

 

Demandez conseil à votre pharmacien.

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

Si vous devez prendre des AINS ou de l'aspirine régulièrement dans le cadre d’une maladie ou d’une prévention cardiovasculaire, des médicaments anti-acides peuvent vous être prescrits afin de diminuer les risques d’ulcère. Parlez-en à votre médecin.

Source
Article réalisé en collaboration avec le Dr Vincent Lamy, gastroentérologue.


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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 04/02/2013

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