Le syndrome de l’intestin irritable : quand le ventre fait des siennes

Quelles solutions en cas d'intestin irritable ?
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Le syndrome de l’intestin irritable se caractérise par des douleurs et un inconfort important au niveau digestif. Chronique, il empiète souvent sur la qualité de vie. Un changement d’alimentation et une meilleure gestion du stress et de l’anxiété permettent généralement d’améliorer la situation.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/11/2013

Le syndrome de l’intestin irritable (SII), aussi appelé syndrome du côlon irritable, est un trouble qui se caractérise par des sensations douloureuses ou inconfortables au niveau digestif. Il est lié à un passage trop lent ou au contraire trop rapide des aliments dans le côlon.
Ainsi, lorsque le côlon se contracte de manière rapide et excessive, il ne peut absorber l’eau contenue dans les aliments, provoquant des diarrhées. À l’inverse, lorsqu’il ne se contracte pas assez, il absorbe trop de fluides, ce qui entraîne de la constipation.
Le syndrome peut ainsi combiner des phases de diarrhée et de constipation, même si un des deux symptômes est souvent plus présent. Douleurs, crampes, ballonnements et flatulences font aussi partie des désagréments, tout comme les borborygmes (bruits intestinaux) et l’urgence d’aller à la selle.

 

Un ventre très sensible

Le syndrome de l’intestin irritable touche environ 10 % des Français. Il se développe souvent de manière progressive chez les adolescents et les jeunes adultes.
Chronique, le syndrome de l’intestin irritable connaît parfois de longues périodes de rémission. Aujourd’hui encore, ce trouble reste mal compris. Une hypothèse soutient que les personnes qui en souffrent seraient plus sensibles à la douleur : elles ressentiraient dès lors comme inconfortables des contractions intestinales qui passent inaperçues chez la plupart des individus.

 

Les causes de l'intestin irritable : plusieurs pistes

Les hormones pourraient intervenir : non seulement les femmes sont deux à trois fois plus touchées par ce syndrome mais leurs symptômes sont aussi plus prononcés pendant les règles.
Certains pensent également que le SII serait lié à un déséquilibre de la flore intestinale et/ou à des antécédents d’infections gastro-intestinales.
Enfin, plusieurs études suggèrent que le SII serait lié à un taux anormal de sérotonine dans le tube digestif. La sérotonine, neurotransmetteur qui joue un rôle important sur l’humeur, intervient en effet aussi dans la fonction intestinale. Ce qui expliquerait pourquoi le SII est fréquemment associé à la dépression et à l’anxiété.

 

La solution ? Dans l’assiette et sans le stress

Le syndrome de l’intestin irritable est avant tout un trouble fonctionnel. Il ne cause pas d’inflammation, n’altère pas la structure de la paroi intestinale et n’augmente donc pas le risque de souffrir d’un cancer colorectal ni d’une autre maladie.
Néanmoins, il entraîne d’importantes conséquences sur la qualité de vie (peur d’avoir à nouveau mal au ventre, d’avoir soudainement une diarrhée). Il importe donc de le prendre en charge, notamment par une modification de l’alimentation et une meilleure gestion du stress et de l’anxiété, dont on sait qu’ils accroissent les sensations d’inconfort. Un soutien psychologique peut aussi être envisagé.

Par ailleurs, certains médicaments comme les antispasmodiques peuvent aider à réduire ponctuellement les contractions douloureuses.

 

Quels repas en cas de syndrome de l'intestin irritable ?

  • Évitez la consommation de fibres insolubles comme les céréales complètes ou les crudités et privilégiez les fibres solubles présentes dans les légumes cuits ou les légumineuses.

  • Limitez les matières grasses.

  • Réduisez votre consommation d’alcool et d’excitants comme le café.

  • Mangez à heures fixes.

  • Mâchez longtemps.

  • Buvez de l’eau régulièrement.

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

  • Des médicaments qui soulagent

Le SII doit faire l’objet d’une prise en charge globale. Néanmoins, les médicaments peuvent intervenir pour soulager les diarrhées ou la constipation.

  • Les antidiarrhéiques peuvent être pris sans danger en cas de SII.

  • Concernant les laxatifs, les laxatifs osmotiques (qui retiennent l’eau dans les intestins) doivent être préférés aux laxatifs stimulants qui peuvent provoquer à terme une dépendance de l’organisme.


Plus d'infos
www.apssii.org, site de l’Association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable

 

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Source
Merci au Dr Hubert Louis, gastroentérologue.


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Rédigé par : Julie Luong
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/11/2013

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