Les MICI

Rectocolite hémorragique et maladie de Crohn
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Que cachent ces quatre lettres, MICI, dont l’assemblage se prononce « miki » ? En fait un ensemble de pathologies, maladies inflammatoires chroniques touchant l’intestin et engendrant souffrances et perturbation de la vie quotidienne, et dont les deux principales sont la rectocolite hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn. Pour mieux connaître ces maladies intestinales chroniques, consultez notre dossier sur les MICI.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 09/06/2015

Les MICI correspondent aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin dont les principales sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

 

MICI : quelques chiffres

Les MICI touchent environ deux personnes sur 100000 en France soit environ 150000 personnes atteintes. La maladie de Crohn touche principalement les femmes et se déclare entre 25 et 30 ans.
A l’inverse, la rectocolite hémorragique touche aussi bien les hommes que les femmes et le diagnostic se fait en moyenne vers 35 ans. Cependant, il existe des formes se déclarant chez des sujets plus jeunes.

 

Les symptômes des MICI

Les MICI sont dues à une activité du système immunitaire à l’origine de l’inflammation du tube digestif puis de lésions. Elles évoluent généralement par poussées entrecoupées de rémissions qui peuvent durer plusieurs années.

 

Plusieurs facteurs ont été identifiés dans la survenue de ces maladies.

  • Des facteurs génétiques : certains gènes prédisposent au développement de ces maladies. On considère qu’environ 1 à 3% des enfants d’un sujet malade seront atteints.

  • Des facteurs environnementaux : le tabac favoriserait la maladie de Crohn mais à l’inverse serait bénéfique pour la rectocolite hémorragique ; le stress, l’alimentation... sont également des facteurs pouvant intervenir dans la survenue de ces maladies mais aucune preuve n’a été démontrée à ce jour.

 

Les MICI se manifestent par :

  • des signes digestifs : des diarrhées abondantes avec présence parfois de sang et de glaires, des douleurs abdominales...

  • des signes généraux : fatigue, fièvre, perte de poids,...

  • d’autres signes : douleurs articulaires, aphtes buccaux, lésions cutanées (érythème noueux), conjonctivite...

 

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique se distinguent par la localisation et la profondeur des lésions.

  • Pour la rectocolite hémorragique, le colon et le rectum sont touchés. Les lésions sont superficielles et très hémorragiques.

  • Pour la maladie de Crohn, l’ensemble du tube digestif peut être atteint : de la bouche à l’anus. Les lésions sont plus profondes et peuvent être à l’origine de fistules.

 

Le diagnostic va se faire grâce aux signes cliniques associés à plusieurs examens complémentaires :

  • une prise de sang avec une Numération de Formule Sanguine, mesure de la CRP (protéine C réactive)...

  • des biopsies des zones saines et atteintes par iléocoloscopie

 

Les traitements des MICI

Il est important de prendre en charge avec le médecin les poussées et de limiter leur survenue pour éviter une détérioration de la qualité de vie du patient. De ce fait, plusieurs traitements pourront être proposés par voie orale ou par voie locale.
On pourra donc avoir recours :

  • aux 5-aminosalicylés (5-ASA : PENTASA®, ROWASA®, FIVASA®) par voie orale ou locale : souvent bien supportés par le patient et engendrant peu d’effets indésirables, ils sont utilisés en première intention.

  • aux corticoïdes : utilisés surtout en cas de poussées, par voie orale : à dose élevée puis diminuée progressivement, ou par locale sous forme de lavements (COLOFOAM®, BETNESOL®).

  • aux immunosuppresseurs (IMUREL, METHOTREXATE)

  • aux biothérapies (REMICADE®, HUMIRA®) : utilisées en cas d’échecs des autres thérapeutiques, dans les formes sévères.

  • à la chirurgie : en dernière intention surtout dans la maladie de Crohn en cas de formes sévères avec un risque de complication.

 

Les conseils de votre pharmacien Giphar

  • Une alimentation équilibrée et variée doit être mise en place chez les patients atteints de MICI. Néanmoins, en cas de poussée, il est préférable de limiter les fruits et légumes et les apports en fibres ; et d’augmenter l’apport en eau pour lutter contre les pertes engendrées par les diarrhées.

  • Un soutien psychologique ou la participation à des associations peuvent aider le patient à mieux vivre avec sa maladie.

  • En cas de traitement au long cours par corticoïdes, il est important de surveiller la glycémie, la tension artérielle, de limiter voire de supprimer le sel, de supplémenter le patient en calcium et vitamine D

  • La prise d’anti-inflammatoires est déconseillée chez les patients souffrant de MICI car il existe un risque de réactivation de la maladie.

  • Avec les anticorps monoclonaux (biothérapies), contactez votre médecin en cas de survenue de fièvre, toux...

 

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