Impression 3D : les implants du futur !

Des implants imprimés en 3D
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On n’arrête pas le progrès ! L’impression 3D pourrait permettre demain d’imprimer des prothèses ou des implants sur mesure pour tout un chacun. Explications.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 09/10/2015

Pour la plupart d’entre nous, imprimer un texte que nous venons de taper est simple comme un clic de souris. L’invention de l’impression a pourtant constitué en son temps une révolution qui a changé la face du monde. Près de 600 ans plus tard, l’impression 3D pourrait également apporter son lot de bouleversements. Les possibilités qu’offre cette nouvelle technologie, notamment en médecine, laissent en effet rêveur.

 

Impression 3D : couche après couche

« Dans l’impression 3D, l’encre traditionnelle est remplacée par des encres à base de différents matériaux, certains plastiques par exemple », explique Gregory Nolens, ingénieur spécialisé en impression 3D et en charge des applications médicales chez SIRRIS. « Sur base d’un plan modélisé par ordinateur, il est dès lors possible d’imprimer cette encre couche après couche jusqu’à l’obtention d’un objet en 3 dimensions. » Cette nouvelle technologie ouvre notamment de formidables possibilités en médecine. Les « encres » utilisées par ces imprimantes peuvent en effet être composées de biomatériaux, des matériaux qui sont bien tolérés par le corps humain, comme le titane et la céramique. De là à imprimer des « pièces de rechange », il n’y a qu’un pas…

 

Impression 3D : des implants sur mesure

L’impression 3D permet déjà d’imprimer des prothèses de hanche pour la chirurgie orthopédique ou encore des morceaux de crâne artificiels… L’avantage ? « Nous sommes tous différents », explique Gregory Nolens. « Grâce à l’impression 3D, il est désormais possible de réaliser des implants sur mesure. Lorsqu’un patient passe un scanner par exemple, la machine recueille des images qui permettent ensuite de reconstituer virtuellement les parties scannées. Sur base de cette modélisation informatique, il est possible de dessiner un implant qui s’adapte alors parfaitement à la morphologie du patient. » Une pièce unique et sur mesure qui rend possible des interventions jusqu’ici réservées aux films de science-fiction…

 

Une greffe de crâne imprimé

Des médecins de l’université d’Utrecht aux Pays-Bas sont parvenus en janvier 2014 à remplacer la totalité de la partie supérieure du crâne d’une jeune femme par un implant en plastique réalisé sur mesure grâce à l’impression 3D. Celle-ci souffrait en effet d’une maladie rare qui provoquait l’épaississement de son crâne, comprimait son cerveau et risquait de la tuer. Trois mois plus tard, la jeune femme se portait bien et reprenait son travail.

 

Trois bébés sauvés

Autre exemple du potentiel de l’impression 3D : cette technologie a permis de sauver trois bébés souffrant de trachéobronchomalacie, une maladie rare dans laquelle la trachée - canal qui sert au passage de l'air pendant la respiration -s’affaisse, ce qui empêche l’enfant de respirer. Sur base de scanners, les médecins ont pu créer des petites pièces sur mesure qui ont permis de soutenir la trachée et de favoriser son développement normal. Trois ans plus tard, ces pièces ont été résorbées par l’organisme et la trachée s’est développée normalement. Kaiba, opéré à 3 mois, ne conserve aucune trace de cette maladie qui l’a presque tué à la naissance.

 

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Source

Merci à Gregory Nolens, ingénieur spécialisé en impression 3D et en charge des applications médicales au SIRRIS (centre collectif de l’industrie technologique), à Fabien Guillemot, chercheur INSERM et créateur de POIETIS, entreprise spécialisée dans l’impression 3D de tissus biologiques, à Pierre Renaud, Professeur des Universités et Responsable équipe AVR – Icube à l’Institut national des Sciences appliquées de Strasbourg, à Paul Calvert, chercheur spécialisé en bio-impression au Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Karen Richardson du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, et au Pr Glenn Green, médecin ORL au C.S. Mott Children's Hospital de l’Université du Michigan.


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Rédigé par : Thomas Coucq
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Mis à jour le : 09/10/2015

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