Les additifs alimentaires en question

Ce n’est pas la première fois, mais une récente étude de l’Itop relance le débat. Les additifs alimentaires sont-ils nocifs pour notre santé ? Nos aliments se sont-ils dégradés, sur le plan de la qualité, au cours de ces dernières années.

Le principe n’est pas nouveau, déjà les Romains ajoutaient des épices à leurs aliments. Un additif alimentaire est une substance ajoutée à l’aliment dans un but technologique, pour conserver, améliorer la couleur ou la texture, etc. Ce qui va loin, car ces ajouts concernent la préparation, la fabrication, la présentation, la conservation, et autres stades de l’industrie agroalimentaire.

Globalement, on distingue les conservateurs, les antioxydants (rien à voir avec les compléments alimentaires, il s’agit ici d’éviter que l’aliment ne s’oxyde, c’est-à-dire s’abîme), les agents de texture (épaississants, émulsifiants, stabilisants et autres gélifiants), les colorants, les exhausteurs de goût (dont le fameux et controversé glutamate) et les édulcorants. N’en jetez plus !

Sans tomber dans la psychose, il faut bien reconnaître que certains de ces additifs posent problème et peu à peu ils sont mis hors de nuire. La méfiance est intensifiée par le fait que nombre d’entre eux sont « chimiques », à base de molécules de synthèse créées par l’industrie, et non naturels. Rien à dire si l’on a ajouté de l’acide ascorbique (vitamine C) pour empêcher l’oxydation, mais que cache par exemple le E 914 ? Tout simplement un dérivé pétrochimique utilisé pour traiter la surface des fruits ! Et bien entendu l’inquiétude est entretenue par le fait que tous les additifs sont représentés par ces lettres et ces chiffres sibyllins, qui peuvent indiquer aussi bien un produit naturel (par exemple E 400, un agent de texture issu des algues et réputé sans riche) qu’une substance chimique douteuse ; et par divers incidents graves comme la vache folle.

Rappelons qu’en France comme en Europe tous les additifs sont soumis à des contrôles drastiques, avec comme repère la liste positive : tout ce qui n’est pas officiellement autorisé est interdit ! Et, le rappelle l’étude, certains évitent les risques alimentaires liés à la conservation.

Certains additifs ont tout de même été montrés du doigt : l’acide benzoïque pour son rôle dans l’hyperactivité de l’enfant ; le glutamate pour le « syndrome du restaurant chinois », etc.

En conclusion, vous pouvez décider d’éviter le plus possible ces additifs alimentaires en choisissant des aliments le plus possible bio. Pour ceux qui se trouvent dans les produits cosmétiques, votre pharmacien dispose d’un large éventail de produits bio ou naturels.

Sources. Aujourd’hui en France. Site : http://www.leparisien.fr/. Additifs alimentaires, ce que cachent les étiquettes, Hélène Barbier du Vimont, éd. Trédaniel poche, 6,90 euros.

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