Journée de la prostate, mettre les chances de son côté !

Les spécialistes constatent, depuis quelques années, une progression d’incidence du cancer de la prostate, au point qu’il est devenu le cancer le plus fréquent et la seconde cause de mortalité chez l’homme.

Les chiffres : on comptait, en 2005, 62 245 nouveaux cas et 9 202 décès. Aujourd’hui, la fréquence d’apparition des nouveaux cas se situe à plus de 36 cas pour 100 000 hommes, 95 % d’entre eux étant diagnostiqués entre 57 et 88 ans.

À noter que chez l’homme âgé, l’évolution est plus lente et le cancer ne donne pas de complications mortelles. La bonne nouvelle, cependant, est que le taux de mortalité tend à diminuer, sans doute grâce à l’amélioration de la prise en charge. Mais il faut compter aussi avec le vieillissement de la population : entre 2000 et 2030, d’après l’Insee, le nombre d’hommes de 50 ans et plus devrait augmenter de 49 %.

Quant à l’évaluation des risques, elle repose sur divers facteurs, dont l’hérédité : la forme héréditaire (familles avec au moins trois cas de cancer de la prostate chez des parents du premier ou troisième degré) multiplie le risque par dix ou vingt. La forme familiale (familles avec deux cas) voit le risque multiplié par cinq.

Cette maladie représente donc un grave problème de santé publique, qui justifie que, dans le cadre de la « Semaine européenne de l’urologie », l’Association française d’urologie propose la « 6e Journée de la prostate », le 15 septembre. C’est à la fois une journée d’information et de sensibilisation sur cet organe masculin, ses maladies et leurs complications, et leurs traitements.

Le thème de cette journée : « Prostate, attendre ou agir ? ». Une occasion de rappeler les règles d’or de la prévention : • apprendre à reconnaître les signes d’appel des maladies prostatiques ;
• apprendre à ne pas laisser la gêne s’installer au détriment de sa qualité de vie ;
• apprendre à ne pas trop tarder avant de consulter afin d’éviter les risques de complications, parfois sévères ;
• apprendre à ne pas trop s’inquiéter… pour la prostate, il n’est pas trop tard, à condition de s’y prendre à temps. Il y a un temps pour tout : la vigilance, la surveillance, la maîtrise.
• apprendre à chasser les a priori. les hommes pensent que les traitements des maladies prostatiques nuisent à leur sexualité, ce n’est pas toujours le cas, au contraire.
• apprendre à adopter une attitude préventive en recueillant une information utile dont les hommes pourront disposer au bon moment.

Une affiche, visible dans les cabinets médicaux et les services hospitaliers invitera les hommes à s’informer pour agir.

Source. Association française d’urologie. Site : http://www.urofrance.org/espace-gen...

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