Cancer du col de l’utérus : une semaine pour la prévention

C’est la quatrième édition de la « Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus » qui débute ce 24 janvier. Elle est organisée principalement par l’Association européenne contre le cancer du col de l’utérus, l’ECCA.

Si cette semaine vise avant tout à informer le public européen à cette prévention, elle aura également pour cible la Commission européenne à laquelle il sera demandé de prendre certaines mesures, notamment le développement de programmes de surveillance de ce cancer, des programmes de vaccination et bien sûr des campagnes d’informations destinées au public.

Par ailleurs, une pétition « Stop au cancer du col utérin » a été lancée sur le site www.cervicalcancerpetition et déjà signée par plus de 1 500 internautes.

Par ailleurs, un « pin », symbolisant la lutte contre cette pathologie, est mis en vente pour 5 euros maximum et baptisé La perle de sagesse (Pearl of Winsdom).

Les faits justifient ces mesures importantes. Selon l’ECCA, chaque année 60 000 femmes européenne développent un cancer du col de l’utérus et 30 000 en décèdent. Si l’on considère un moment donné de l’année, 225 000 femmes vivent avec le cancer du col utérin, qu’elles soient traitées ou non.

La prévention passe par plusieurs voies.

Le dépistage tout d’abord. Il consiste à repérer, le plus tôt possible, toute lésion bénigne du col de l’utérus ou encore des cellules anormales encore peu nombreuses. Les traiter et/ou les supprimer permet de stopper l’éventuel développement d’une tumeur maligne.

Ce dépistage concerne toutes les femmes de 20 à 65 ans, même ménopausées.

Deux cas les exonèrent de ces mesures de dépistage : celles qui n’ont jamais eu de contacts sexuels et celles qui ont subi une hystérectomie totale (suppression chirurgicale de l’utérus, col compris)

. Le dépistage doit se faire tous les ans. Au bout de deux frottis normaux à la suite, on peut alors passer à un délai de trois ans. Le dépistage se fait donc par frottis ou, plus moderne, par cytologie liquide (les cellules prélevées sont immédiatement mises dans un liquide de conservation au lieu d’être étalées sur une lame). Autre moyen d’investigation, la colposcopie, qui permet au médecin d’examiner les lésions et de déterminer si elles sont récentes.

La vaccination, quant à elle, protège contre l’infection par un virus, le HPV, susceptible d’être à l’origine du cancer du col. Elle est « recommandée pour les filles âgées de 14 ans ainsi que pour les jeunes femmes âgées de 15 à 23 ans qui ne sont pas sexuellement actifs ou qui ont commencé à avoir des rapports sexuels au cours de la dernière année. »

Enfin, le cancer du col de l’utérus, comme tous les cancers, peut être favorisé par une mauvaise hygiène de vie. Pour lui barrer la route, mangez équilibré, avec priorité aux fruits légumes et fruits bio, aux huiles végétales, au poisson, buvez suffisamment d’eau, faites de l’exercice et, par-dessus tout, arrêtez le tabac. Demandez à votre pharmacien quelques compléments alimentaires équilibrants et antioxydants : oméga 3, vitamines A, C, E, sélénium, antioxydants végétaux, cures détoxicantes, etc.

Source. ECCA (il y a une version française). Site : http://www.ecca.info/.

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