E-santé : Une chance pour mieux se soigner !

Les solutions d'E-santé pour mieux se soigner
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Dossier médical partagé, téléconsultations, big data et montée en expertise des patients… La digitalisation bouleverse le monde de la santé. Petit tour d’horizon.

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Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/09/2018

Démarches administratives, consultations, suivi médical à distance… la révolution de l’e-santé touche déjà chacun d’entre nous.

 

Qu'est ce que le Dossier Medical Partagé ? 

Le dossier médical partagé (DMP), informatisé, permet aux professionnels de santé d’accéder à toutes les données de santé d’un patient : traitements, résultats d’examens, allergies, antécédents médicaux, comptes rendus d’hospitalisation, coordonnées des proches à prévenir en cas d’urgence… L’objectif est de mieux coordonner les soins, en évitant, par exemple, les doublons d’examens ou les interactions médicamenteuses. 

Après une expérimentation dans neuf départements, la généralisation du DMP est prévue pour ce mois d’octobre, avec l’objectif de 40 millions de dossiers en 2020 (1). La création du DMP est gratuite et toutes les données recueillies sont sécurisées, confidentielles et ne peuvent faire l’objet d’aucune exploitation commerciale.
Vous pouvez ouvrir votre dossier vous-même, demander à votre médecin de le faire lors d’une consultation ou vous adresser à votre pharmacien pour qu’il vous accompagne dans cette démarche. Il suffit de vous munir de votre carte Vitale. Rendez-vous sur www.mon-dmp.fr.


La télémédecine pour faire face aux déserts médicaux 

Grâce à la télémédecine, il est dès à présent possible d’organiser un examen médical à distance ou un échange entre médecins. Avec un double avantage : une décision médicale rapide et un contact humain maintenu par le biais de la visioconférence. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 prévoit de plus le remboursement de ces actes. C’est une avancée importante pour les 5,3 millions de Français qui résident dans une zone confrontée à la pénurie de médecins.

 

Télésurveillance et suivi à distance

Des capteurs, une box : la télésurveillance ouvre de son côté la voie au suivi à distance des patients (2). Et cela, dans de multiples circonstances : après une chirurgie ambulatoire, lors d’une hospitalisation à domicile, auprès d’une personne âgée, pour assurer le suivi de certaines maladies chroniques… Un dispositif très utile quand on sait que, parmi les 10 millions de Français souffrant de maladies chroniques, un tiers n’appliquent pas les recommandations de leur médecin.

 

Transmission des données médicales et objectif zéro papier

Faire voyager les données plutôt que le patient, telle est l’idée. Équipés de tensiomètres, de stéthoscopes et d’électrocardiographes, des cabines, des chariots ou des stations de télémédecine connectés sont déployés dans des résidences pour personnes âgées, des casernes de pompiers et des lieux publics, au sein des zones sous-médicalisées.

L’objectif est de télétransmettre aux médecins ce que l’on appelle les « paramètres vitaux ». Un compte rendu d’hospitalisation transmis électroniquement à votre médecin traitant, une ordonnance renouvelée à distance, des résultats d’analyse reçus par mail… Les échanges numériques d’informations médicales deviennent la norme. Reste à garantir la confidentialité et la sécurité des données personnelles, grâce à une infrastructure technique fiable et à une norme partagée. Ce chantier est en cours à l’échelle de l’Union européenne.

 

Communautés en ligne : une montée en expertise

Les malades chroniques échangent et s’informent de plus en plus via des communautés en ligne. Carenity (généraliste) et Renaloo (pour les personnes atteintes de maladies rénales) sont deux plateformes françaises représentatives de la montée en compétence des ”patients experts”. Cependant, les expertises des professionnels de santé comme votre médecin ou votre pharmacien sont irremplaçables.

 

Fiabilité des sites de santé

93 % des Français recherchent sur Internet des informations concernant leur santé(3)… avec parfois le risque de s’affoler pour rien. Pour éviter cet écueil, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande les sites certifiés HONcode(4). Initiée par la fondation Health on the Net, cette charte garantit qu’un site respecte certains standards, dont la mention des rédacteurs et des sources ainsi que la date de publication.

 

3 questions à ... 

Arnaud Rosier, cardiologue électrophysiologiste, fondateur d’Implicity, start-up en santé connectée

 

De plus en plus de personnes équipées d’une prothèse cardiaque sont suivies par télésurveillance médicale. Comment cela fonctionne-t-il ?

500 000 personnes en France sont porteuses d’un défibrillateur cardiaque ou d’un pacemaker.
Habituellement, une consultation de suivi à l’hôpital permet de récupérer la « mémoire » de la prothèse, pour détecter d’éventuels troubles survenus dans l’intervalle. Avec la solution Implicity, une box à domicile transmet les données de suivi automatiquement à une plateforme équipée d’intelligence artificielle, qui filtre les informations importantes et pertinentes, et alerte le médecin si nécessaire.

 

Quels sont les bénéfices pour les patients concernés ?

Une augmentation de l’espérance de vie par rapport à un suivi classique. Les troubles asymptomatiques du rythme cardiaque sont détectés beaucoup plus tôt. Les anomalies dans le fonctionnement du matériel sont également repérées instantanément et le patient s’en trouve rassuré.

 

La télémédecine est-elle utilisable pour d’autres pathologies ?

Oui, l’Assurance maladie vient de lancer, avec le programme ETAPES, une expérimentation qui concerne quatre pathologies chroniques : le diabète ainsi que les insuffisances cardiaques, rénales et respiratoires.

 

Giphar conseille : Créez votre DMP en pharmacie

Les pharmaciens ont désormais la possibilité de créer – sur votre demande – un dossier médical partagé. Une fois ouvert, votre DMP sera automatiquement alimenté au fil de vos consultations médicales, de vos examens de santé ou de vos prescriptions.
Dans tous les cas, c’est vous qui gardez le contrôle de ce carnet de santé numérique : vous pourrez, par exemple, masquer certaines informations.

 

Sources


(1) Assurance maladie.
(2) Leem 2015.
(3) Haute Autorité de santé.
(4) Les sites certifiés affichent le logo HONcode et sont recensés sur le site de la HAS.


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