Mieux comprendre la pensée, à quoi ça sert ?

Mieux comprendre l'activité cérébrale pour traiter des maladies mentales
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On en sait aujourd’hui toujours plus sur la pensée et ses mécanismes. Des informations précieuses qui pourraient entre autres permettre de mieux soigner certaines maladies mentales : phobies, syndrome de stress post-traumatique, dépression…

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 05/06/2013

Ces quinze dernières années, la neuro-imagerie a connu un véritable boom ! On n’en finit désormais plus de scruter l’activité cérébrale et de cartographier notre matière grise à la recherche de nouveaux indices.

Le but ? Mieux comprendre le fonctionnement du cerveau et de la pensée, et surtout leurs dysfonctionnements, afin entre autres de mettre au point de nouveaux traitements.

 

Phobies : un cerveau hyperactif ?

Grâce à la neuro-imagerie, les chercheurs ont, par exemple, réussi à identifier certains dysfonctionnements cérébraux liés à la présence d’un syndrome de stress post-traumatique caractérisé par des cauchemars et flash-backs permanents chez des victimes de stress intense comme des soldats ou des personnes ayant été agressées. Mais aussi chez des patients souffrant de certaines phobies comme celle des avions.

Chez les personnes atteintes de ces troubles, l’amygdale, une partie du cerveau impliquée entre autres dans les processus de conditionnement à la peur, semblait en effet être particulièrement hyperactive. De telles découvertes ont dès lors permis d’éclairer sous un jour nouveau ces maladies et de mieux comprendre le lien qui unit la pensée et son « support » : le cerveau.

 

Évaluer les traitements

De là à évaluer l’efficacité de certains traitements, il n’y a qu’un pas. Les techniques de neuro-imagerie ont, par exemple, permis de prouver que certaines techniques de psychothérapie comme la thérapie par exposition – qui consiste à confronter la personne à l’objet de sa peur – ou encore certains antidépresseurs étaient réellement efficaces. La preuve en image : elles permettaient de diminuer l’activité de l’amygdale à un niveau comparable à celui trouvé chez des volontaires « sains ».

 

Le cerveau, boule de cristal ?

Mieux encore, la neuro-imagerie pourrait également permettre de prédire la réponse d’un patient à certains traitements en fonction de particularités anatomiques de son cerveau ou encore d’évaluer comment il répond au traitement en cours. Elle permettrait alors de choisir la prise en charge la plus appropriée… en « lisant » le cerveau de la personne.

 

La pensée, au secours de patients tétraplégiques

Je pense donc je saisis ? Des chercheurs ont réussi à mettre au point un système qui permet à des personnes paralysées de contrôler un bras robotisé simplement par la pensée.

Le principe : une électrode implantée dans la zone du cerveau qui contrôle les mouvements capte l’activité électrique, envoie les informations vers un ordinateur qui les décode et les transmet au bras robotisé. Il suffit alors que la personne imagine saisir l’objet pour que le bras s’en saisisse. Quand la réalité rejoint la fiction…
 

À lire aussi

Sur les traces de la conscience

Coma : quand la conscience s’évade...

 

Source
Merci à Quentin Noirhomme, chercheur au sein du Coma Science Group, groupe de recherche sur le coma.
 


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Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 05/06/2013

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