Coma : quand la conscience s’évade...

Mesurer si une personne dans le coma est consciente
0 avis

Une personne plongée dans le coma ou dans un état végétatif entend-elle ? Peut-elle penser, éprouver de la joie ou de la peine ? Pour répondre à ces questions, les chercheurs du Coma Science Group ont mis au point de nouvelles techniques surprenantes.

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/05/2013

Le cerveau est un organe complexe mais fragile. En un instant tout peut basculer ! Accident de la route, traumatisme crânien, AVC… Les lésions cérébrales, quelle que soit leur cause, restent rarement sans conséquence et peuvent entre autres plonger la personne dans le coma.  Après quelques heures, quelques jours passés entre la vie et la mort, certains se réveillent, récupèrent et reprennent une vie – presque – normale, d’autres par contre glissent dans un état végétatif.  Le corps fonctionne et retrouve par exemple des cycles de sommeil mais la personne reste inconsciente.

 

Une conscience minimale

Parmi ces patients végétatifs, 41 % seraient toutefois mal diagnostiqués. Ceux-ci ne seraient en effet pas totalement « absents » et auraient une conscience minimale du monde qui les entoure. Ils peuvent dans certains cas répondre à des ordres très simples – serrer un doigt par  exemple – mais il reste impossible de communiquer avec eux. Difficile de savoir dans ce cas, dans quelle mesure la personne est consciente, même de façon minime, et si ses mouvements ne sont que de simples réflexes.

 

À la recherche de la conscience

Les chercheurs du Coma Science Group sont toutefois parvenus à mettre au point différentes techniques afin de repérer ces états de conscience limite.

Comment ? En mesurant la réaction du cerveau grâce à la neuro-imagerie. « Nous demandons par exemple au patient d’imaginer qu’il joue au tennis et nous observons ensuite son activité cérébrale grâce à la résonnance magnétique (IRM) », explique Quentin Noirhomme, chercheur au sein du Coma Science Group. « Si certaines zones précises liées à la motricité s’activent, c’est que le patient a compris la demande et a bien imaginé jouer au tennis. On peut alors en déduire qu’il est conscient. »

 

Communication par IRM interposée

Mieux encore, de telles techniques pourraient dans certains cas permettre aux médecins de communiquer avec les patients. Comment ? En posant une question à la personne et en lui demandant d’imaginer qu’il joue au tennis par exemple, s’il veut répondre affirmativement ou d’effectuer une tout autre tâche mentale s’il souhaite répondre par la négative. Reste alors à guetter sa réponse à l’aide des techniques de neuro-imagerie. Une communication du cerveau au médecin…par IRM interposée.

 

Conscience minimale : la repérer au plus vite !

« Il est primordial de pouvoir dépister les patients en état de conscience minimale au plus vite », explique Quentin Noirhomme. « Une revalidation rapide augmente en effet les chances de récupération. » Il est également important de pouvoir donner une réponse claire aux familles afin qu’elles sachent si leur proche est conscient ou pas.

 

À lire aussi

Sur les traces de la conscience

Mieux comprendre la pensée, à quoi ça sert ?

 

Source
Merci à Quentin Noirhomme, chercheur au sein du Coma Science Group, groupe de recherche sur le coma.


Haut de page

A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Thomas Coucq
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 01/05/2013

Cet article vous a plu ? Faites le savoir :
0 avis

Voir aussi

Les bienfaits du rangement
Mettre de l’ordre dans son intérieur, mieux l’organiser, se défaire des objets futiles, voilà des ge…
Surmonter la timidité chez l'adolescent
La timidité n’est pas une maladie… et pourtant elle se soigne ! Mais il faut s’y prendre avec délica…
Les bienfaits des loisirs créatifs
Et si vous profitiez de la rentrée pour (re)commencer le tricot, la couture ou le coloriage ? Ces ho…