Bâillement : à quoi ça sert ?

Pourquoi bâillons-nous ?
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Involontaire, irrépressible et contagieuse : l’envie de bâiller est souvent mal perçue. Ce geste universel a pourtant de nombreuses fonctions… Explications avec le Dr Olivier Walusinski.

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Rédigé par : Emilie Pommereau
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 25/04/2017

Qu’est-ce que le bâillement ?

Une inspiration profonde avec la bouche largement ouverte, une brève apnée suivie d’une expiration passive : le bâillement est un comportement universel et involontaire qui entraîne l’étirement et la contraction de toute une série de muscles. Des poissons dans l’eau jusqu’aux oiseaux dans l’air, tous les vertébrés bâillent. Les fœtus bâillent aussi et c’est d’ailleurs à ce stade de la vie que l’homme bâille le plus.

 

Pourquoi bâille-t-on ?

« L’idée selon laquelle bâiller permet d’oxygéner le cerveau est une contre-vérité », explique le Dr Olivier Walusinski. En revanche, le bâillement semble avoir comme effet de stimuler la vigilance, notamment dans les changements de rythme sommeil-éveil et faim-satiété. On bâille au réveil pour sortir de la torpeur du sommeil paradoxal, lorsqu’on a faim ou trop mangé et lorsqu’on est fatigué, pour rester connecté au monde qui nous entoure.

 

Le bâillement comme facteur de lien social

Outre la stimulation de la vigilance, le bâillement peut avoir d’autres fonctions. Chez les comédiens avant un spectacle, les sportifs avant une compétition ou chez les étudiants avant un examen, il sert à ramener la sérénité pour calmer le stress.
Enfin, le bâillement de réplication, celui qu’on imite lorsqu’on voit quelqu’un bâiller, serait corrélé à l’empathie. « Il s’agit d’un acte de communication non verbale pour se mettre au même niveau de vigilance qu’autrui ; une façon de montrer son attachement à l’autre. »

 

Risques et vertus du bâillement

Le bâillement est un des rares phénomènes physiologiques qui peuvent à la fois déclencher, révéler et soulager des pathologies.

  • Un bâillement trop ample peut décrocher la mâchoire (luxation de la mandibule ou temporo-mandibulaire).

  • Des bâillements pathologiques peuvent relever des effets secondaires liés à la prise d’antidépresseurs ou faire partie des symptômes qui précèdent et suivent les migraines. Ils peuvent être aussi un des signes liés à la présence d’une tumeur cérébrale, d’une maladie neurologique, ou d’une hypertension crânienne.

  • Enfin, bâiller peut s’avérer très utile pour réguler des problèmes de pression et déboucher les oreilles en altitude ou libérer le nerf compressé lors d’une paralysie faciale barotraumatique (après une remontée de plongée sous-marine).


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Source
Merci au Dr Olivier Walusinski, médecin généraliste passionné par les neurosciences et fondateur du site baillement.com.


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Rédigé par : Emilie Pommereau
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 25/04/2017

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