Accidents domestiques : des loisirs en toute sécurité

Les bons gestes pour les accidents de la vie courante
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Les chutes, les coups et les plaies représentent 85 % des accidents de la vie courante. Sans oublier les brûlures ! Comment réagir ? Quels gestes prodiguer et que faut-il éviter ? Petit guide de survie pour les casse-cous de tout âge !

AU SOMMAIRE DE CET ARTICLE
A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Candice Leblanc
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/04/2014

Les chutes

Lucas, 8 ans, et son frère Thomas adorent grimper dans les arbres, surtout dans le grand cerisier au fond du jardin. Puis, un jour, une branche se casse et Lucas tombe de plus de trois mètres…

Premiers réflexes : en cas de chute grave, ne déplacez pas la victime mais, en attendant les secours, gardez alignés sa tête, son cou et son dos dans un même axe en maintenant la tête entre vos mains. Vous pouvez également immobiliser un bras cassé en faisant une attelle de fortune à l’aide d’un magazine enroulé et d’une écharpe autour du cou. 

C’est potentiellement grave si… 

  • la hauteur et/ou la violence de la chute est importante;

  • la victime est une personne fragilisée (personne âgée, malade, etc.) ;

  • la victime souffre de troubles de la conscience (elle s’est évanouie, par exemple) ou adopte un comportement anormal (agitation, difficultés à parler) ;

  • elle saigne du nez, a des nausées ou vomissements ; 

  • ses fonctions vitales (pouls, respiration) sont anormales. 

 

Les coups

Adeline, 22 ans, regarde son frère et son père jouer au frisbee. Novice, son père lance mal le frisbee et ce dernier frappe violemment le biceps droit d'Adeline.  

Premiers réflexes : mettez de la glace sur l’hématome pendant une dizaine de minutes, puis appliquez une pommade anti-contusions et donnez du paracétamol à la victime pour soulager la douleur. 

C’est potentiellement grave si…

  • la victime est sous anticoagulants (antivitamines K, par exemple), car le sang étant plus liquide, l’hématome peut s’étendre ;

  • le coup a été porté à la tête (traumatisme crânien) ou au dos ;

  • le membre touché par le coup est déformé ou impossible à bouger.

 

Les plaies

Raymond, 72 ans, veut profiter du retour des beaux jours pour jardiner. Alors qu’il fouille dans sa remise à outils, il s’entaille profondément la main avec un sécateur… 

Premiers réflexes : si l’hémorragie est abondante, allongez la victime et comprimez sa plaie à l’aide d’un tissu. Le sang est censé s’arrêter de couler au bout de dix minutes. Sinon, des points de suture sont sans doute nécessaires. Quand le saignement s’arrête, nettoyez avec de l’eau et du savon et appliquez un désinfectant non coloré en partant du centre de la blessure vers sa périphérie. Vérifiez que la vaccination antitétanique est à jour (1).  

C’est potentiellement grave si la plaie…

  • est très profonde et/ou très souillée (sable, graviers, débris, etc.) ;

  • se situe sur l’abdomen, le thorax ou l’œil ;

  • devient fort rouge, gonflée, si de la fièvre apparaît dans les jours qui suivent (signes d’infection) ;

 

(1) Avant, les rappels du tétanos devaient se faire tous les 10 ans mais, depuis peu, ils ne doivent plus se faire qu’à 25, 45 et 65 ans. 

 

Les brûlures

Christophe, 42 ans, est chargé d’allumer le barbecue. Le charbon est un peu humide et il décide de rajouter de l’alcool à brûler sur les braises, ce qu’il ne faut jamais faire… Le retour de flamme lui brûle gravement la main et le bras.

Premiers réflexes : 10 minutes sous un jet d’eau à 10 °C, à 10 centimètres du robinet, afin d’empêcher la brûlure de s’étendre sous la peau. Si la brûlure n’est pas trop grave (sans cloques et peu étendue), appliquez une crème anti-brûlure et vérifiez que la victime est en ordre de vaccination antitétanique.

C’est potentiellement grave si la brûlure est... 

  • plus grande que la surface de la paume de la victime ;

  • circonférentielle (elle fait le tour du poignet, par exemple), car elle peut se rétracter en cicatrisant ;

  • de 2e (cloques, très douloureux) ou 3e degré (aspect gris-blanc, comme du carton chiffonné, indolore).

 

Le conseil de votre pharmacien Giphar

La pharmacie idéale

  • Compresses stériles

  • Sparadraps et pansements

  • Pince à épiler

  • Pommade anti-contusions (à l’arnica, par exemple)

  • Crème anti-brûlure apaisante de texture grasse 

  • Désinfectant non coloré (chlorhexidine, par exemple)

  • Paracétamol

  • Huile essentielle de lavande aspic (idéale pour les piqures, brulures et contusions)

  • Mais aussi : tulle gras, collyre, sérum physiologique, bandes et ciseaux

 

Les numéros d’urgence

Si une blessure est potentiellement grave, rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche ou appelez le SAMU au 15 (les pompiers sont au 18)

 

À lire

101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences. Auteur : Dr Gérald Kierzek . Éditions : Robert Laffont

 

À lire aussi

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Brûlures, blessures...
Blessures : comment limiter douleurs et gonflements ?
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Source

Merci au Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste, pour sa collaboration à cet article.


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Rédigé par : Candice Leblanc
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 07/04/2014

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