accident thromboembolique Accident qui résulte de l'obstruction (embolie) d'un vaisseau sanguin par un caillot (thrombus). Le vaisseau peut être une artère : il s'agit alors d'une embolie artérielle, qui provoque une ischémie (privation de sang oxygéné) dans la région que cette artère irriguait. Une ischémie grave aboutit à la mort des tissus privés d'oxygène : l'infarctus. Heureusement, dans de nombreux cas, une artère voisine permet d'éviter l'infarctus en apportant du sang oxygéné dans la région victime de l'ischémie. Le coeur est irrigué par les artères coronaires qui ont la propriété d'être peu reliées entre elles, ce qui explique la gravité d'un accident thromboembolique coronarien : une partie du muscle cardiaque, le myocarde, est détruite (infarctus du myocarde). L'obstruction d'une veine est moins grave, car les veines assurent le retour du sang chargé de gaz carbonique vers le coeur. L'obstruction d'une veine est généralement appelée thrombophlébite. La gravité d'une thrombophlébite, ou phlébite, tient à la possibilité pour un caillot de se détacher de la veine et d'être emporté par le sang veineux jusqu'au coeur. Après avoir traversé l'oreillette droite et le ventricule droit, ce caillot va pénétrer dans une artère pulmonaire et obstruer un vaisseau sanguin, provoquant une embolie pulmonaire et un infarctus pulmonaire.
accident vasculaire cérébral Lésion du cerveau due à une hémorragie ou à l'obstruction brutale d'une artère. En fonction de l'importance de la lésion, les conséquences sont plus ou moins graves : malaise passager, paralysie, coma. Abréviation : AVC.
accommodation « Mise au point » de l'oeil, permettant la vision nette de près. La presbytie est le trouble de l'accommodation le plus courant ; certains médicaments tels que l'atropine peuvent provoquer des troubles de l'accommodation passagers.
accoutumance Diminution progressive de l'effet d'un médicament malgré l'augmentation des doses prises. Ce phénomène peut conduire à augmenter les doses pour maintenir une efficacité constante du traitement. L'accoutumance ne doit pas être confondue avec la dépendance, définie comme un besoin physique et/ou psychique de prendre un médicament.
acétylcholine Substance naturelle libérée lors de la transmission de l'influx nerveux d'un neurone à l'autre, ou qui assure la stimulation de récepteurs spécifiques (cholinergiques) situés dans les organes. L'acétylcholine est impliquée dans la commande des muscles par les nerfs (un défaut de transmission peut être à l'origine d'une myasthénie). Elle assure en outre la stimulation du système nerveux parasympathique qui se traduit par les effets suivants : ralentissement cardiaque, accélération du transit intestinal, difficultés à respirer, myosis, stimulation de la vessie...
acide aminé Les acides aminés sont les constituants élémentaires des protéines. Certains acides aminés, dits essentiels, ne peuvent pas être fabriqués par l'organisme et doivent donc être apportés par l'alimentation.
acide folique Nom chimique de la vitamine B9, normalement présente dans l'alimentation et dans l'organisme sous forme de folate. L'acide folique joue un rôle important dans le renouvellement des cellules et dans la fabrication des globules rouges. Un apport insuffisant d'acide folique peut avoir des conséquences graves, notamment dans l'enfance et l'adolescence (anémie) ou au cours de la grossesse (malformations du foetus).
acide lactique Substance produite dans les muscles lors de l'utilisation du glucose (sucre) comme source d'énergie, en l'absence d'oxygène (au début d'un exercice physique, par exemple). Son accumulation dans les muscles est à l'origine de moins bonnes performances, voire de crampes. Il est éliminé pendant la période de récupération active (période d'exercice physique d'intensité légère qui doit suivre un entraînement ou une épreuve).
acide urique Déchet du métabolisme, normalement éliminé par les reins. Son accumulation peut provoquer une crise de goutte. L'acide urique peut également former des calculs dans les voies urinaires.
acides gras Unités de base des lipides (graisses). Dans le corps, les acides gras forment une réserve d'énergie utilisable lorsque celles de sucre (glycogène) sont épuisées. Ils entrent dans la composition de la membrane des cellules et sont indispensables à la synthèse de certaines hormones. Les acides gras sont classés en plusieurs familles : acides gras saturés, acides gras mono-insaturés, acides gras polyinsaturés, acides gras essentiels, etc.
acides gras essentiels Certains acides gras polyinsaturés sont qualifiés d'acides gras essentiels car notre corps est incapable de les fabriquer et ils sont obligatoirement apportés par l'alimentation. Ils entrent dans la constitution des cellules et dans la fabrication de certaines hormones. On les trouve dans les poissons gras et les huiles végétales (tournesol, maïs, colza, noix, pépins de raisin et soja).
acides gras mono-insaturés Famille d'acides gras. La grande majorité des acides gras mono-insaturés contribue à nous protéger des maladies cardiovasculaires (contrairement aux acides gras saturés). On les trouve en grande quantité dans certaines matières grasses d'origine végétale (huiles de colza, d'olive, de noix, de soja et d'arachide).
acides gras oméga-3 et oméga-6 L'acide linoléique (oméga-6) et l'acide linolénique (oméga-3) sont les principaux acides gras essentiels. Ils se trouvent dans les poissons gras et les huiles végétales (tournesol et maïs pour le premier ; colza, noix, pépins de raisin et soja pour le second). Ces acides gras essentiels sont indispensables au bon fonctionnement du corps. Néanmoins, pris en excès, ces acides gras peuvent provoquer une baisse de l'immunité, une fragilisation des membranes des cellules et des troubles de la coagulation sanguine.
acides gras polyinsaturés Famille d'acides gras. Ils contribuent à nous protéger des maladies cardiovasculaires. Ils sont essentiellement présents dans les produits végétaux et les poissons gras (sardines, harengs, thon, saumon, etc.). Ce sont les acides gras qui devraient constituer l'essentiel de l'apport quotidien en lipides.
acides gras saturés Famille d'acides gras qui ont tendance à favoriser les dépôts de cholestérol dans les artères et donc à augmenter les risques de maladies cardiovasculaires. Ils se trouvent surtout dans les graisses d'origine animale (beurre, crème fraîche, fromages) excepté celles issues des poissons, dans certaines huiles tropicales (huile de palme par exemple) et dans les produits fabriqués à partir de ces sources de gras (pâtisseries industrielles, charcuteries, produits laitiers gras, etc.). Leur apport dans l'alimentation doit être limité.
acidocétose Accumulation dans le sang de substances acides, qui peut s'observer après un jeûne chez l'enfant (haleine sentant l'acétone) ou en cas de complication du diabète sucré. La présence de ces substances toxiques (corps cétoniques) est détectée dans les urines.
acidose lactique Complication exceptionnelle, mais grave, souvent liée à l'emploi des antidiabétiques appartenant à la famille des biguanides ou de médicaments contre l'infection par le VIH (virus du sida). Elle consiste en l'accumulation d'acide lactique, responsable de crampes musculaires, de troubles digestifs, de fatigue, de respiration difficile, etc. Ces symptômes ne doivent pas être confondus avec les crampes banales observées après un effort ou après la prise de certains diurétiques. L'acidose lactique est favorisée par une insuffisance rénale, par une insuffisance hépatique grave, par un surdosage de médicaments, par les boissons alcoolisées ou par un jeûne prolongé.
acné Affection de la peau liée à une rétention de sébum formant des comédons (points noirs et microkystes). Ceux-ci sont le siège d'une prolifération de bactéries et se transforment en pustules.
acouphène Sensation auditive ne provenant pas d'un son extérieur. Synonyme : bourdonnement d'oreille.
addiction Dépendance d'une personne à un médicament ou à une drogue. Par extension, la dépendance peut concerner une activité dont on ne peut plus se passer : jeux d'argent, jeux vidéo, Internet, etc.
Addison Maladie rare due à un défaut de fonctionnement des glandes surrénales qui sécrètent notamment la cortisone. Son traitement repose sur l'apport de cortisone et d'un minéralocorticoïde.
adénome Tumeur bénigne se développant à partir d'une glande. Il peut s'agir d'une glande à sécrétion externe (comme le sein, la prostate ou le tube digestif, dont les sécrétions sont véhiculées vers l'extérieur), ou interne (comme la thyroïde ou l'hypophyse, dont les hormones sont transportées par la circulation sanguine). Certains adénomes peuvent se transformer en cancers.
adénome de la prostate Augmentation du volume de la prostate, glande située sous la vessie de l'homme. Cette augmentation de volume est bénigne, n'a aucun rapport avec un cancer, mais peut gêner le passage des urines dans le canal (urètre) qui traverse la glande. Les symptômes qui font évoquer la présence d'un adénome de la prostate sont :
- une difficulté à uriner (lenteur, faiblesse du jet) ;
- le besoin de se lever plusieurs fois la nuit pour uriner ;
- des envies d'uriner impérieuses et difficiles à contrôler.
Certains médicaments, les atropiniques notamment, peuvent avoir pour effet indésirable d'aggraver la gêne et peuvent conduire à un blocage total de l'évacuation de la vessie. Ils sont donc contre-indiqués ou doivent être utilisés prudemment chez les hommes présentant les symptômes décrits ci-dessus.
adénosine triphosphate Carburant du corps, en particulier au niveau des muscles. L'adénosine triphosphate, ou ATP, consommé est régénéré à partir de sources d'énergie stockée comme la phosphocréatine, le glucose (sucre), les acides gras (graisses) ou les acides aminés (protéines).
ADN Abréviation d'acide désoxyribo-nucléique. Longue molécule présente dans tous les organismes vivants, capable de se répliquer et participant à la production des protéines. L'ADN est l'un des supports de l'hérédité.
adrénaline
Hormone sécrétée par les glandes surrénales ; elle a des propriétés multiples : accélération du coeur, augmentation de la force des battements, contraction des vaisseaux (à l'exception des artères coronaires qu'elle dilate), relâchement des fibres musculaires des bronches et de l'intestin, dilatation de la pupille, etc. Synonyme : épinéphrine.
adrénergique Qui reproduit les effets de l'adrénaline.
aérosol Brouillard de fines particules liquides ou solides, destinées à être inhalées pour agir dans les voies respiratoires. Les aérosols sont obtenus à l'aide de flacons pressurisés ou d'appareils électriques spécialement destinés à cet usage et prescrits par le médecin.
agranulocytose Disparition des globules blancs du sang. Cette affection grave empêche l'organisme de réagir contre les infections. Elle est due le plus souvent à la toxicité d'un médicament sur la moelle osseuse, où sont fabriqués les globules du sang.
AINS Abréviation d'anti-inflammatoire non stéroïdien. Famille de médicaments anti-inflammatoires qui ne sont pas dérivés de la cortisone (stéroïdes), et dont le plus connu est l'aspirine.
albumine Protéine servant au transport de nombreuses substances dans le sang. Son dosage permet notamment d'estimer l'importance d'une déshydratation ou d'une dénutrition.
albuminurie Présence anormale d'albumine dans les urines. Elle est le signe d'un mauvais fonctionnement des reins. La recherche d'albumine dans les urines s'effectue habituellement à l'aide de bandelettes réactives. Néanmoins, ces bandelettes ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter de très faibles quantités d'albumine dans les urines (une microalbuminurie). Dans le suivi de certaines maladies, par exemple le diabète, des techniques plus précises sont utilisées pour dépister une microalbuminurie.
alcalin Se dit d'une substance dont le pH est supérieur à 7. Synonyme : basique. Voir aussi : pH.
alcool Nom général désignant une famille de substances qui ont la propriété de pouvoir être mélangées à l'eau et aux corps gras. L'alcool le plus courant est l'alcool éthylique (éthanol), mais il existe de nombreux autres alcools : méthanol, butanol, etc. Le degré d'une solution alcoolique correspond au volume d'alcool pur présent dans 100 ml de solution, en sachant que 1 verre ballon de vin ou 1 demi de bière (25 cl) contiennent environ 8 g d'alcool. Lorsque l'alcool est utilisé comme antiseptique, un dénaturant d'odeur désagréable lui est souvent ajouté pour éviter qu'il soit bu. Contrairement à une croyance répandue, l'alcool à 70o (ou même à 60o) est un meilleur antiseptique que l'alcool à 90o.
algie vasculaire de la face Douleur apparentée à la migraine, mais beaucoup plus vive et brève. Elle est souvent associée à un larmoiement et à une congestion nasale.
algodystrophie Maladie caractérisée par une douleur et un oedème persistants, qui suivent généralement un traumatisme.
alkylant Variété de chimiothérapie anticancéreuse qui agit en provoquant des mutations de l'ADN des cellules en division.
allergène Substance étrangère à l'organisme, pouvant déclencher une allergie : pollen, poils de chat, etc.
allergie Réaction cutanée (démangeaisons, boutons, gonflement) ou malaise général apparaissant après un contact avec une substance particulière, l'utilisation d'un médicament ou l'ingestion d'un aliment. Les principales formes d'allergie sont l'eczéma, l'urticaire, l'asthme, l'oedème de Quincke et le choc allergique (choc anaphylactique). L'allergie alimentaire peut également se traduire par des troubles digestifs.
alopécie Chute générale ou partielle des poils ou des cheveux.
alphabloquant Les récepteurs alpha, présents notamment sur les vaisseaux sanguins et l'appareil urinaire, sont responsables de leur contraction. Un alphabloquant est une substance qui bloque ces récepteurs et provoque ainsi une vasodilatation (par relâchement des fibres musculaires présentes dans la paroi des vaisseaux) ou l'ouverture du sphincter de l'urètre.
altération Modification en mal par rapport à un état normal, détérioration.
Alzheimer Maladie dégénérative du cerveau caractérisée par des troubles de la mémoire, des troubles du jugement, une désorientation dans le temps et dans l'espace. D'autres maladies peuvent présenter des symptômes proches (dépression, hypothyroïdie...) et le diagnostic de maladie d'Alzheimer ne doit pas être porté à tort devant de banals troubles de la mémoire.
aménorrhée Absence de règles. On distingue l'aménorrhée primaire (la femme n'a jamais eu de règles) de l'aménorrhée secondaire (les règles se sont arrêtées ou n'ont pas repris).
amibe Parasite touchant habituellement l'intestin, transmis par l'eau et les aliments souillés. Les troubles digestifs provoqués par les amibes (amibiase) sont plus importants lorsque le germe provient d'un pays chaud.
amibiase hépatique Forme grave de l'infection par les amibes provoquant une sorte d'abcès du foie.
aminoside Famille d'antibiotiques particulièrement actifs sur les staphylocoques. Les aminosides injectables, surtout en cas de surdosage, peuvent être toxiques pour le rein et pour l'oreille interne.
ammonium quaternaire Famille d'antiseptiques présents dans de nombreux médicaments d'usage local. Généralement bien supportés, ils peuvent cependant donner lieu à de rares allergies.
amnésie antérograde Effet indésirable commun aux médicaments de la famille des benzodiazépines. Il s'agit d'une absence de mémorisation de tous les événements survenus pendant une durée qui peut atteindre plusieurs heures (amnésie). Elle peut survenir avec toutes les benzodiazépines, surtout lorsque le médicament est pris au coucher et que la personne est réveillée précocement par un événement extérieur. Celle-ci ne garde aucun souvenir de ses actes pendant la période qui suit son réveil.
amphétamine Substance excitante qui accroît artificiellement les capacités physiques et psychiques. Son emploi prolongé entraîne des effets indésirables parfois graves, une accoutumance et une dépendance.
anabolisant Substance qui stimule artificiellement la croissance des tissus vivants, notamment celle des muscles.
analgésique Qui agit contre la douleur. Synonyme : antalgique. Voir ce terme.
anamnèse Ensemble des renseignements recueillis sur l'histoire d'une maladie auprès du patient ou de son entourage.
anatoxine Forme neutralisée de certaines toxines sécrétées par des bactéries pathogènes (diphtérie, tétanos). Les anatoxines, inoffensives, sont utilisées dans les vaccins, car elles permettent à l'organisme de s'immuniser contre la véritable toxine, responsable de la maladie.
androgénique Qui reproduit l'effet des hormones androgènes (hormones mâles).
anémie Baisse du taux d'hémoglobine dans le sang, qui se traduit le plus souvent par une baisse du nombre des globules rouges. Le fer est indispensable à la synthèse de l'hémoglobine. Une carence en fer lors d'une grossesse, d'un régime végétarien, d'hémorragies abondantes ou répétées (règles) est une cause fréquente d'anémie. D'autres causes, plus rares, sont liées à des carences en vitamines du groupe B.
anémie falciforme Variété d'anémie chronique fréquente en Afrique due à une anomalie congénitale de l'hémoglobine, protéine contenue dans les globules rouges. Voir aussi : drépanocytose.
anémie hémolytique
Anémie particulière due à une destruction des globules rouges.
anémie mégaloblastique
Anémie particulière, due à une carence en acide folique (vitamine B9), qui se traduit par une baisse du nombre des globules rouges et par une augmentation de leur taille. Elle est différente des anémies par carence en fer, plus fréquentes, qui se traduisent par une diminution de la taille des globules rouges.
anesthésie Suppression de la sensibilité. L'anesthésie peut être :
- générale, le malade est endormi ;
- régionale, une région du corps est insensibilisée mais le malade est conscient (péridurale...) ;
- locale, seule une petite partie du corps est insensibilisée.
anesthésique Médicament qui entraîne une anesthésie. Outre les anesthésiques généraux qui permettent d'endormir les malades avant une opération, il existe des anesthésiques locaux, qui peuvent être injectés au contact d'un nerf pour insensibiliser une région du corps. Les anesthésiques locaux sont également appelés anesthésiques de contact.
anesthésique de contact Médicament diminuant ou supprimant par simple contact la sensibilité des muqueuses ou de la peau. Il est utilisé localement pour atténuer la douleur ou pour faciliter les explorations des cavités de l'organisme (bouche, oesophage, estomac, larynx...).
anévrisme Poche formée par la paroi dilatée d'une artère.
angine Infection douloureuse du pharynx (gorge) et des amygdales provoquant de la fièvre. La majorité des angines est due à des virus. Dans 20 % des cas chez les enfants (10 % des cas chez les adultes), l'angine est due à une bactérie, un streptocoque du groupe A. Les angines à streptocoques du groupe A justifient un traitement antibiotique pour prévenir de possibles complications : infection généralisée (septicémie), rhumatisme articulaire aigu, problèmes cardiaques, etc.
angine de poitrine Douleur oppressante due à une obstruction partielle des artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque. Elle peut se manifester dans la poitrine, les bras ou la mâchoire. Synonyme : angor.
angiographie Radiographie des vaisseaux sanguins réalisée après injection intraveineuse d'un produit opaque aux rayons X. Cet examen sert à détecter un rétrécissement (sténose) ou une dilatation (anévrisme) des vaisseaux. L'angiographie des vaisseaux de la rétine (angiographie rétinienne) n'utilise pas les rayons X mais une lumière particulière. Dans ce cas, une substance fluorescente, la fluorescéine, remplace le produit opaque. Elle colore les urines et les muqueuses pendant 24 heures. La vue du patient est brouillée dans les heures qui suivent l'examen.
anguillule Parasite digestif. L'homme est contaminé par les larves contenues dans la boue, qui pénètrent à travers la peau.
ankylostome Parasite digestif proche de l'anguillule, dont les larves pénètrent à travers la peau.
ankylostomiase Infection due aux ankylostomes. Elle est responsable d'une anémie. Synonyme : ankylostomose.
anorexie Absence ou perte d'appétit pouvant conduire à une dénutrition grave. L'anorexie mentale est d'origine psychologique : elle se caractérise par un refus de manger ou des vomissements provoqués volontairement et se manifeste particulièrement chez l'adolescent. Chez la jeune fille, elle s'accompagne d'une absence de règles.
anorexigène Substance qui réduit la sensation de faim, souvent apparentée aux amphétamines.
antagoniste Se dit d'une substance qui bloque un récepteur et empêche sa stimulation par d'autres substances. Beaucoup de substances médicamenteuses ou naturelles ont un effet sur l'organisme par l'intermédiaire d'un récepteur, qui reconnaît la substance et déclenche une action biologique à son contact. Ainsi, l'adrénaline stimule les récepteurs bêta du coeur et provoque son accélération, l'opium stimule les récepteurs du plaisir dans le cerveau. Des substances antagonistes comme les bêtabloquants ou la naltrexone empêchent respectivement l'action de l'adrénaline et celle des opiacés : elles se fixent sur le récepteur et le bloquent, de la même façon qu'une allumette insérée dans une serrure ne permet plus à la clé de l'ouvrir.
antalgique Médicament qui agit contre la douleur. Les antalgiques agissent soit directement sur les centres de la douleur situés dans le cerveau, soit en bloquant la transmission de la douleur au cerveau. Synonyme : analgésique.
antécédent Affection guérie ou toujours en évolution. L'antécédent peut être personnel ou familial. Les antécédents constituent l'histoire de la santé d'une personne.
antiacide Médicament qui neutralise l'acidité des sécrétions gastriques ou qui bloque les glandes responsables de la sécrétion d'acide.
antiagrégant plaquettaire Médicament qui empêche les plaquettes de s'agglutiner et donc les caillots de se former. L'antiagrégant plaquettaire le plus ancien est l'aspirine prise à petite dose. Les antiagrégants ne doivent pas être confondus avec les anticoagulants dont le mécanisme d'action est différent.
antiangoreux Médicament destiné à combattre l'angine de poitrine (également appelée angor).
antiarythmique Médicament indiqué dans les troubles du rythme cardiaque. La famille des antiarythmiques est divisée en classes I, II, III, IV en fonction du mode d'action de ces médicaments.
antiasthénique Médicament qui lutte contre la fatigue (asthénie).
antibiotique Substance capable de bloquer la multiplication ou de tuer certaines bactéries. Le spectre d'un antibiotique est l'ensemble des bactéries sur lesquelles ce produit est habituellement actif. Contrairement aux bactéries, les virus ne sont pas sensibles aux antibiotiques. Les premiers antibiotiques furent extraits de cultures de champignons : penicillium (pénicilline), streptomyces (streptomycine). Ils sont actuellement fabriqués par synthèse chimique. Les antibiotiques sont divisés en familles : pénicillines, céphalosporines, macrolides, tétracyclines (cyclines), sulfamides, aminosides, lincosanides, phénicolés, polymyxines, quinolones, imidazolés, etc. Un usage inapproprié des antibiotiques peut favoriser l'apparition de résistances : n'utilisez un antibiotique que sur prescription médicale, respectez sa posologie et sa durée, ne donnez pas et ne conseillez pas à une autre personne un antibiotique que l'on vous a prescrit. Voir aussi : résistance aux antibiotiques.
anticholinestérasique Substance qui s'oppose à la destruction de l'acétylcholine par une enzyme, la cholinestérase. En augmentant le taux d'acétylcholine, un anticholinestérasique (à faibles doses) a des effets comparables à ceux de l'acétylcholine, mais plus durables. Des médicaments anticholinestérasiques sont utilisés dans le traitement de la myasthénie ou en cas d'atonie intestinale grave. L'emploi d'anticholinestérasiques dans la maladie d'Alzheimer est récent et repose sur l'hypothèse d'un déficit en acétylcholine dans le cerveau.
anticoagulant Médicament qui empêche le sang de coaguler et qui prévient donc la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins. Les anticoagulants sont utilisés pour traiter ou prévenir les phlébites, les embolies pulmonaires, certains infarctus. Ils permettent aussi d'empêcher la formation de caillots dans le coeur lors de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire ou en cas de valve cardiaque artificielle. Il existe deux grand types d'anticoagulants :
- les anticoagulants oraux, qui bloquent l'action de la vitamine K (antivitamine K, ou AVK) et dont l'efficacité est contrôlée par un dosage sanguin : l'INR (anciennement TP) ;
- les anticoagulants injectables, dérivés de l'héparine, dont l'efficacité peut être contrôlée par le dosage sanguin de l'activité anti-Xa, le Temps de Howell (TH) ou le Temps de Cephalin Kaolin (TCK) suivant les produits utilisés. Un dosage régulier des plaquettes sanguines est nécessaire pendant toute la durée d'utilisation d'un dérivé de l'héparine.
Voir aussi : antivitamine K, INR.
anticonvulsivant Médicament utilisé pour traiter les convulsions et les différentes formes d'épilepsie. Les anticonvulsivants sont classés en barbituriques (phénobarbital) et non barbituriques, qui sont les plus utilisés actuellement.
anticorps Protéine sécrétée par certains globules blancs, destinée à neutraliser spécifiquement une substance étrangère ou un agent infectieux. Certains anticorps d'origine animale (sérum) ou humaine (gammaglobuline) sont utilisés en injection pour lutter contre des agents toxiques ou infectieux.
antidépresseur Médicament qui agit contre la dépression. Certains antidépresseurs sont également utilisés pour combattre les troubles obsessionnels compulsifs, l'anxiété généralisée, certaines douleurs rebelles, l'énurésie, etc. En fonction de leur mode d'action et de leurs effets indésirables, les antidépresseurs sont divisés en différentes familles : les imipraminiques, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, les IMAO (sélectifs ou non sélectifs). Enfin, d'autres antidépresseurs n'appartiennent à aucune de ces familles, car ils possèdent des propriétés originales. Le mode d'action des antidépresseurs comporte deux aspects principaux : le soulagement de la souffrance morale et la lutte contre l'inhibition qui enlève toute volonté d'action au déprimé. Il arrive qu'un décalage survienne entre ces deux effets : la souffrance morale peut persister alors que la capacité d'action réapparaît. Pendant cette courte période, le risque suicidaire présent chez certains déprimés peut être accru. Le médecin en tient compte dans sa prescription (association éventuelle à un tranquillisant) et celle-ci doit être impérativement respectée.
antidépresseur imipraminique Famille d'antidépresseurs parmi les premiers découverts, apparentés à l'imipramine (Tofranil), et qui restent souvent les plus efficaces dans le traitement de la dépression. Leurs effets indésirables (sécheresse de la bouche, baisse de tension, constipation, sueurs, etc.) limitent malheureusement leur emploi.
antidépresseur sérotoninergique Famille d'antidépresseurs agissant sur la sérotonine, neurotransmetteur présent dans le cerveau. On distingue, parmi ces antidépresseurs, les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (IRS), qui n'agissent que sur cette substance, et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA), dont l'action est plus large.
antidiabétique Médicament destiné à lutter contre le diabète. Il en existe deux catégories : les antidiabétiques oraux (sulfamides hypoglycémiants et biguanides, essentiellement) et l'insuline, qui ne s'utilise qu'en injection.
antiémétique Médicament qui lutte contre les vomissements.
antifongique Médicament qui détruit les champignons et levures microscopiques. Ceux-ci peuvent être présents sur la peau ou les muqueuses (tube digestif ou organes génitaux). La levure la plus courante est le Candida albicans.
antigène Substance étrangère à l'organisme, identifiée comme telle par le système immunitaire qui produit des anticorps dirigés spécifiquement contre elle. Les antigènes sont généralement des protéines contenues dans des cellules ou des corps étrangers (globules rouges transfusés, organes greffés, bactéries, virus, etc.), ou présentes dans l'environnement (pollen, déjections d'acariens, poils de chat, etc.). La réaction antigène-anticorps est la base de l'immunité ; elle assure notre protection contre les infections et l'efficacité des vaccins. Mais cette réaction peut également être nocive lorsqu'elle est disproportionnée ou inappropriée : c'est la réaction allergique.
antihelminthique Médicament destiné à traiter les maladies dues à des vers. Synonyme : vermifuge.
antihistaminique Médicament qui s'oppose aux différents effets de l'histamine. Deux types principaux existent : les antihistaminiques de type H1 (antiallergiques) et les antihistaminiques de type H2 (antiulcéreux gastriques). Certains antihistaminiques de type H1 sont sédatifs, d'autres n'altèrent pas la vigilance.
antihypertenseur Médicament qui lutte contre l'excès de tension artérielle. Les principaux sont les bêtabloquants, les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II et les vasodilatateurs.
antihypertenseur d'action centrale Médicament qui fait baisser la tension artérielle en agissant sur les centres de régulation situés dans le cerveau.
anti-inflammatoire Médicament qui lutte contre l'inflammation. Il peut être soit dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire stéroïdien), soit non dérivé de la cortisone (anti-inflammatoire non stéroïdien ou AINS).
antimétabolite Variété de chimiothérapie anticancéreuse qui agit en empêchant la synthèse de l'ADN des cellules en division.
anti-oedémateux Médicament qui s'oppose à la formation d'oedèmes (gonflements).
antioxydants Au cours des réactions chimiques qui se produisent dans notre corps, se forment des substances appelées « radicaux libres » qui peuvent endommager les cellules. Certains sels minéraux (le sélénium ou le zinc, par exemple) et certaines vitamines (C, E et bêta-carotènes) sont connus pour contribuer à neutraliser les radicaux libres : ce sont des antioxydants. Ils participeraient également au renforcement des défenses immunitaires. Ils sont apportés en quantité suffisante par une alimentation équilibrée et riche en fruits, légumes, poissons, huiles de colza ou d'olive, etc.
antiparkinsonien Médicament destiné à lutter contre les symptômes de la maladie de Parkinson. Les plus utilisés des antiparkinsoniens stimulent ou remplacent l'action de la dopamine sur des centres spécifiques du cerveau (dopaminergiques) ; d'autres bloquent l'action de l'acétylcholine (anticholinergiques) et sont surtout efficaces sur le tremblement et la rigidité musculaire. Ces derniers sont également utilisés pour corriger le syndrome parkinsonien induit par les neuroleptiques.
antiprotéase Médicament antirétroviral qui agit en bloquant une enzyme (la protéase) nécessaire à la maturation du virus du sida (VIH) dans les cellules infectées. Ce type de médicament bloque l'une des étapes de la reproduction du virus, sans toutefois permettre son éradication. Il est le plus souvent utilisé en association avec d'autres antirétroviraux.
antipyrétique Médicament utilisé pour abaisser la température du corps lors des accès de fièvre.
antirétroviral Médicament inhibant la reproduction des rétrovirus, dont le virus du sida (VIH).
antisécrétoire Médicament qui diminue les sécrétions digestives. Les antisécrétoires gastriques type anti-H2 sont utilisés pour le traitement des ulcères et des gastrites, et les antisécrétoires intestinaux pour celui de certaines formes de diarrhée.
antisepsie Action consistant à détruire les bactéries, les champignons microscopiques ou les virus présents notamment sur la peau, les muqueuses et les plaies. L'action d'un antiseptique n'est pas toujours immédiate : un délai de quelques minutes est parfois nécessaire avant que les germes soient inactivés.
antiseptique Substance qui détruit localement les bactéries, réduisant leur nombre et empêchant leur prolifération. Certains antiseptiques sont également actifs sur les champignons microscopiques et les virus.
antispasmodique Médicament qui lutte contre les spasmes. Les antispasmodiques agissent généralement en empêchant la contraction de fibres musculaires présentes dans la paroi de l'intestin ou des voies urinaires.
antispastique Médicament qui lutte contre l'hypertonie (raideur) musculaire qui s'observe dans certaines maladies neurologiques.
antithyroïdien Médicament qui s'oppose à la formation des hormones thyroïdiennes ou à leur action.
antitussif Médicament qui lutte contre la toux. Les antitussifs les plus puissants contiennent de la codéine ou de la codéthyline.
antiviral Médicament capable de lutter contre les virus.
antivitamine K ou AVK Famille d'anticoagulants oraux qui agissent en bloquant l'action de la vitamine K, nécessaire à la formation des caillots. Ces médicaments fluidifient le sang en abaissant le taux de prothrombine. Voir aussi : anticoagulant, INR.
anurie Arrêt de production de l'urine par les reins, lié à une cause infectieuse, toxique ou médicamenteuse.
anxiété généralisée L'anxiété est un trouble émotionnel se manifestant par un sentiment d'inquiétude, de malaise, voire d'agitation face à un péril mal identifié. L'anxiété est différente de la peur, qui répond à une menace réelle. On parle d'anxiété généralisée lorsque celle-ci devient persistante, irrationnelle, et qu'elle envahit toutes les activités de la vie quotidienne. Lorsque l'anxiété se fixe sur une ou plusieurs situations très précises, on parle de troubles phobiques.
anxiolytique Substance luttant contre le stress, l'angoisse, l'anxiété. Synonyme : tranquillisant.
aphte Lésion très douloureuse de la bouche, ayant l'aspect d'une tache jaunâtre ou grise, légèrement creusée. La guérison est généralement spontanée après quelques jours. Le stress, la fatigue et certains aliments (noix, noisettes, gruyère, agrumes...) peuvent provoquer une poussée d'aphtes. Dans de très rares cas, les aphtes peuvent être dus à une maladie ou à un traitement médicamenteux.
aplasie médullaire Atteinte de la moelle osseuse, qui ne peut plus produire les cellules du sang : globules rouges, globules blancs, plaquettes. L'aplasie peut être due à un cancer (leucémie) ou être la conséquence, transitoire, d'une chimiothérapie anticancéreuse. Voir aussi : insuffisance médullaire.
apoplexie Attaque cérébrale, le plus souvent causée par une hémorragie, une embolie ou une thrombose dans le cerveau. Synonyme : accident vasculaire cérébral.
artère coronaire Artère irriguant le muscle du coeur (myocarde). Les artères coronaires forment une couronne autour du coeur, d'où leur nom. Le rétrécissement d'une artère coronaire ou de l'une de ses branches peut provoquer des crises d'angine de poitrine pendant l'effort. Une obstruction complète est responsable d'un infarctus du myocarde.
artérite Maladie des artères, due le plus souvent à l'athérosclérose, qui provoque un épaississement de leurs parois, gênant ainsi la circulation du sang.
arthrite
Inflammation aiguë d'une articulation pouvant aboutir à sa destruction. Les principales causes d'arthrite, en dehors des infections, sont les dépôts de cristaux d'acide urique (goutte) ou de sels de calcium (chondrocalcinose).
arthrose Usure du cartilage, responsable de douleurs articulaires et d'une limitation des mouvements.
arythmie Irrégularité du fonctionnement du coeur. Voir aussi : trouble du rythme cardiaque.
ascite Liquide, parfois abondant, présent dans la cavité abdominale au cours de certaines maladies.
asepsie Ensemble de mesures prises pour empêcher la contamination d'une personne, d'objets ou de lieux par des microbes.
asthénie fonctionnelle Fatigue générale sans maladie d'organes décelable. Elle peut survenir pendant la convalescence d'une maladie ou à l'occasion de certains stress.
asthme Maladie caractérisée par une difficulté à respirer, se traduisant souvent par des sifflements. L'asthme, permanent ou survenant par crise, est dû à un rétrécissement et à une inflammation des bronches.
astigmatisme Trouble de la vision dû à des irrégularités de la courbure de la cornée. Les objets vus sont déformés selon un axe, comme dans un miroir déformant. Il peut être nécessaire de porter des lunettes ou des lentilles de contact pour corriger ce défaut.
athérome Plaque jaunâtre, essentiellement constituée de cholestérol, déposée sur les parois d'une artère. Des plaques d'athérome peuvent se calcifier (athérosclérose) ou se détacher et venir obstruer une petite artère (embolie).
athérosclérose Vieillissement et rétrécissement des artères, dus à des dépôts de cholestérol et de calcium.
atonie intestinale Diminution des contractions de l'intestin, responsable d'un ralentissement du transit, voire d'une constipation.
atopie Prédisposition congénitale, et souvent familiale, à diverses manifestations allergiques : asthme, rhinite et conjonctivite allergiques, eczéma. Le terme « terrain atopique » est souvent employé à propos d'une personne souffrant d'allergie.
ATP Abréviation de adénosine triphosphate. Voir ce terme.
atrophie Diminution du volume d'un organe ou d'un membre, due au vieillissement, à une maladie ou à un défaut d'irrigation sanguine.
atrophique Qui présente les caractères de l'atrophie.
atropine Substance contenue dans une plante, la belladone. Elle a donné l'adjectif atropinique, qui décrit ses effets et ceux des substances qui lui sont chimiquement apparentées.
atropinique Médicament dont les effets sont proches de ceux de l'atropine. Les atropiniques luttent contre les spasmes et la diarrhée. Les effets indésirables des atropiniques sont les suivants : épaississement des sécrétions bronchiques, sécheresse de la bouche et des muqueuses, constipation, risque de blocage des urines et de crise de glaucome aigu chez les personnes prédisposées, troubles de l'accommodation, sensibilité anormale à la lumière par dilatation de la pupille. La prise de plusieurs médicaments atropiniques augmente le risque d'effets indésirables. En cas de surdosage ou d'ingestion accidentelle, peuvent apparaître également les signes suivants : peau rouge et chaude, fièvre, accélération de la respiration, baisse ou, au contraire, élévation de la tension artérielle, agitation, hallucinations, mauvaise coordination des mouvements. Prévenez d'urgence votre médecin ou, à défaut, appelez le 15 ou un service médical d'urgence. Outre l'atropine et ses dérivés, d'autres médicaments présentent des effets atropiniques : les antidépresseurs imipraminiques, certains antihistaminiques, antispasmodiques, antiparkinsoniens et neuroleptiques.
attaque de panique Crise d'anxiété intense, associée à un sentiment de panique lié à l'impression de gravité que provoque cet accès, parfois vécu comme un sentiment de mort imminente. Les symptômes consistent en un sentiment de malaise, de faiblesse intense, d'évanouissement inéluctable. Les troubles associés peuvent être des palpitations, des difficultés respiratoires, des sensations de fourmillements des extrémités. L'angoisse provoquée par cette crise est responsable d'une auto-aggravation, qui peut conduire à un malaise avec perte de connaissance.
autocontrôle Sous le terme d'autocontrôle, on regroupe différentes techniques de gestion du stress et de réduction de l'anxiété (avant un examen ou une épreuve sportive, par exemple) : respiration diaphragmatique (profonde), relaxation progressive, training autogène de Schultz, thérapies cognitivo-comportementales, etc.
automédication Consommation d'un médicament dont la prescription par un médecin n'est pas obligatoire.