Les traitements

Ils ont plusieurs objectifs :
Empêcher le VIH de progresser :
. en réduisant la charge virale (quantité de VIH dans le sang) aussi longtemps que possible (et ce jusqu'à des taux indétectables : moins de 50 copies/ml)
. en limitant le développement de résistance aux médicaments ARV (lorsque le virus arrive quand même à se multiplier en présence d'un traitement)
Restaurer et maintenir le fonctionnement normal du système immunitaire
Diminuer la morbidité et la mortalité de l'infection par le VIH permettant ainsi d'allonger l'espérance de vie et améliorer la qualité de vie des personnes infectées
Diminuer le risque de complications liées au VIH et les infections
Minorer ou réduire les effets secondaires liés aux antirétroviraux
Ces traitements sont répartis en 4 classes thérapeutiques en fonction du mode d'action du médicament.
Les inhibiteurs de la fusion :
Ils empêchent aux virus de fusion entre le lymphocyte et le VIH, ce qui empêche au virus l'entée dans la cellule. Cette classe est la plus récente.
Les inhibiteurs de la transcriptase inverse :
C'est la classe la plus ancienne avec des médicaments précurseurs dans la lutte contre le SIDA comme l'AZT ou le ddI.
Les INTI (inhibiteurs nucléotidiques de la transcriptase inverse) Les INNTI (inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse)
Ils neutralisent une enzyme de la cellule infectée par le virus et évite ainsi la multiplication au sein des lymphocytes des virus.
Les inhibiteurs de la protéase :
De grande efficacité, les molécules neutralisant la protéase empêche l'assemblage des protéines virales dans la cellule et évite donc la fabrication par la cellule de nouveau virus.
Les Interleukines
Les Interleukines stimulent l'immunité en accélérant la croissance des lymphocytes T4.
Trithérapie, pourquoi ?
Longtemps on a entendu parler de trithérapie dans le SIDA. Il s'agissait en fait d'association de trois médicaments agissant à des stades différents du développement du virus pour réaliser une synergie d'action.
Maintenant, on parle de multi-thérapie qui repose sur le même principe de façon à améliorer et optimiser l'efficacité des traitements.
Ces traitements se sont perfectionnés au fil des années de manière à diminuer les prises journalières (il y a quelques années, il fallait prendre jusqu'à 40 cp par jour !), améliorer l'observance, diminuer les effets secondaires.
A l'heure actuelle, les traitements mis en place sont bien acceptés par les patients et ont permis de redonner espoir à toutes les personnes malades de cette SIDA.
Traitement prophylactique et curatifs des maladies « opportunistes »
Un suivi hospitalier régulier ( 4 fois par an quand tout va bien) permet de traiter de façon prophylactique les risques d'apparition des complications opportunistes de la maladie.
En cas d'apparition de maladie « opportuniste », il est important de consulter
pour d'une part faire un bilan viral et des lymphocytes T4
pour traiter au plus vite les symptômes et éviter l'expansion de la maladie.
Voir nos fiches pratiques des médicaments dans la classe antirétroviraux.
Voir également :
Le SIDA : Quest-ce que c'est ?
Le présevatif
Mise à jour : 29 novembre 2007. Auteur(s):
Jérome Fardel
,
PharmacienGiphar.com
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