Le chien à la chasse

L'entrainement et la santé du chien de chasse
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Le chien de chasse est un sportif dont on exige beaucoup plus d'endurance que de son maître : un chien d'arrêt actif parcourt plus de cent kilomètres dans une journée de chasse alors qu'un chien courant couvre généralement de moins grandes distances.

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 05/10/2015

Il passe de longs mois dans un appartement, avec dodo sur le fauteuil, ou dans un chenil de quelques mètres carrés ; le jour de l'ouverture, chaud et sec ou au contraire froid et pluvieux, on lui demande soudain de déployer une activité intense et de pourchasser dans tous les sens quelques bestioles souvent aussi peu entraînées que lui.

 

Entraînement physique du chien de chasse

Sans faire d'anthropomorphisme, il faut savoir s'inspirer des athlètes olympiques et réaliser une préparation physique, psychologique, nutritionnelle et médicale.

L'entrainement musculaire est entrepris deux mois avant l'ouverture de la chasse, pour éviter les problèmes cardiaques (plus souvent chez le maître) ou une myoglobinurie (plus souvent chez le chien). Comme il est souvent impossible de laisser l'animal quêter en liberté en dehors de la chasse, une course avec le chien en laisse permet de développer les qualités musculaires tout en satisfaisant aux modes du "Jogging" et de "l'Agility dog". Ces promenades ont par ailleurs l'avantage de développer une indispensable complicité.    

 

Entraînement psychologique du chien de chasse

Pour un jeune chien, de nombreux éléments inconnus peuvent surprendre et effrayer pendant l'action de chasse : sols variés, couverts difficiles, animaux sauvages ou domestiques, bruits de la nature et, surtout, détonations. Il est donc indispensable de lui faire découvrir un maximum de ces nouveautés avant l'ouverture de la chasse pour éviter de provoquer un blocage grave dans son esprit. Pour le mettre en confiance avant la chasse. On peut le faire promener sur des terrains variés, en plaine et en forêt ; lui donner à voir des animaux qu'il pourra côtoyer (vaches, chevaux, etc...) ; lui faire rencontrer des gibiers et lui donner la passion de la chasse : un faisan qui s'envole brusquement en poussant son cri puissant sous le nez d'un jeune chien peut suffire à l'effrayer au lieu de l'attirer ; on peut rarement faire faire cette découverte dans la nature, mais c'est possible chez un dresseur équipé d'un parc à gibier.
D'autre part, il faut prévoir que de nombreux chiens ont peur des détonations. La peur du coup de feu peut souvent être prévenue en prenant quelques précautions : donner au jeune chien la passion du gibier sans que la mise en présence soit suivie d'une détonation ; l'habituer à l'aspect du fusil qui ressemble à un bâton ; l'accoutumer au bruit du fusil en le promenant en laisse de plus en plus près d'un stand de tir aux pigeons.
La même technique peut être employée «curativement», mais c'est toujours plus long.    

 

Rappels de vaccins du chien de chasse

Pendant la chasse, le chien est en contact avec de nombreux vecteurs de maladies : congénères, renards, rongeurs, tiques... La période de risque maximal étant l'automne, il est préférable de faire pratiquer les vaccinations ou les rappels dans l'été.   

 

Alimentation du chien de chasse

Le chien de chasse a besoin d'une nourriture adaptée à son travail d'endurance. L'énergie étant fournie pour 70 à 90 % par les lipides, et pour 10 à 30 % par les glucides, l'augmentation porte surtout sur les graisses, sur la qualité des protéines, sur les minéraux et les vitamines. En pratique, il vaut mieux conserver l'aliment habituel en augmentant la quantité et en ajoutant un complément adapté.   

 

Vermifuges du chien de chasse

L'administration de vermifuges est indispensable pour améliorer l'efficacité de l'alimentation et prévenir la transmission des ténias échinocoques (donnant le kyste hydatique chez l'homme). S'agissant de chiens adultes, la lutte contre les vers plats est la priorité, notamment contre les échinocoques, avec un vermifuge à base de Praziquantel. On peut l'administrer avant l'ouverture, une ou deux fois pendant la saison de chasse et après la fin de la saison de chasse.   

 

Risques d'accidents du chien de chasse

En période de chasse, le risque d'accidents est augmenté pour le chien, plus que pour l'homme mais évidemment moins que pour le gibier ! Collision avec des voitures, coup de fusil malencontreux, morsure de vipère, etc. Dans tous les cas, après un accident de cet ordre, il faut aborder l'animal avec précaution car le choc psychologique peut le rendre agressif, même vis à vis de son maître.
Les risques d'hémorragie étant à prévoir après un accident de voiture ou un coup de fusil, il est bon d'avoir, dans la trousse de secours, un médicament antihémorragique d'urgence en attendant l'intervention du vétérinaire.
Après une morsure de vipère, on doit injecter aussi vite que possible un sérum antivenimeux (deux doses si l'injection est faite plus d'une heure après la morsure) avant de conduire le chien chez un vétérinaire.
L'agravée est une usure des coussinets plantaires par un sol abrasif (sable, chaumes, etc.). Elle compromet souvent l'activité du chien de chasse et peut être prévenue et soignée à l'aide de différents produits spécifiques.   

 

Risques de maladies du chien de chasse

 Les risques de maladies sont augmentés pendant la chasse car le chien est, plus que pendant le reste de l'année, en contact avec des sources de contamination. D'où les prévention indiquées plus haut (vaccins, vermifuges). On y ajoutera une prévention contre les tiques pour prévenir les maladies qu'elles transmettent.
 Le rôle du chasseur se conçoit de plus en plus comme une régulation de la faune sauvage et comme une sauvegarde du milieu naturel. Il est aussi celui d'un maître responsable vis à vis de son chien.

 

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Et si je faisais du sport avec mon chien ?!

 

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