La pousse du cheval

La maladie pulmonaire obstructive chronique chez le cheval
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Aussi appelée « maladie pulmonaire obstructive chronique » (COPD) ou encore « obstruction récurrente des voies aériennes » (RAO), cette pathologie du système respiratoire touche beaucoup de chevaux dans nos régions tempérées de l’hémisphère nord, ainsi que des poneys. Les animaux affectés sont adultes (plus de 3-4 ans), sont généralement logés à l’intérieur dans des box et nourris au foin. Elle est très rare chez des chevaux vivant en prairie.

 

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A PROPOS DE CET ARTICLE
Rédigé par : Comité éditorial Giphar
Relu et approuvé par : Comité éditorial Giphar
Mis à jour le : 21/11/2012

Les causes de la pousse chez le cheval

Il n’existe pas une étiologie unique. Il s’agit d’une maladie plurifactorielle dont la cause la plus évidente paraît être l’allergie. Un foin de mauvaise qualité contient énormément d’allergènes provenant de champignons ou moisissures qui s’y développent. Des poussières ou encore l’ammoniac issue des urines et matières fécales sont autant de particules qui, à la longue, irritent le tractus respiratoire et prédispose votre cheval à développer la maladie. De plus, si un parent de l’animal est, ou a été, atteint de pousse, alors il a plus de chance de développer, au cours de sa vie, la maladie car des prédispositions génétiques semblent intervenir.

 

Manifestations de la pousse chez le cheval

Elle se déclare dans des conditions  bien spécifiques. En effet, l’environnement jouant un rôle prépondérant, on verra donc apparaître la pousse chez des chevaux vivant dans une écurie  mal ventilée (présence de poussières), sur une litière de paille et avec une nourriture à base de foin de mauvaise qualité (poussiéreux, moisi).
Les symptômes incluent la toux, la présence de sécrétions s’écoulant des naseaux, une intolérance à l’effort (le cheval s’arrête, refuse de continuer le travail), une difficulté pour respirer : l’animal pousse sur ses flancs pour expirer (d’où le nom de la maladie).

Au stade chronique, le cheval exerce tellement d’effort pour respirer que se développe sur ses flancs une ligne correspondant à l’hypertrophie des muscles abdominaux car ils sont très sollicités. Cependant tous ces symptômes ne sont présents que lorsque la maladie est très avancée. Il existe en effet une classification allant du stade très léger au stade sévère. Un cheval atteint de pousse ne peut développer qu’un seul de ces symptômes comme il peut tous les présenter.
 

Pousse du cheval : les gestes à faire

Il faut tout d’abord appeler son vétérinaire avant que les symptômes n’empirent et afin qu’il différencie ce problème d’une infection du système respiratoire par des bactéries, virus ou encore parasites.
Il est primordial de savoir que le traitement médicamenteux ne sera pas efficace tant qu’il n’y aura pas eu un changement radical de l’environnement du cheval. L’idéal serait de sortir l’animal en prairie le plus souvent possible voire tout le temps. Si cela n’est pas possible, il faut changer de litière (pas de paille, le mettre sur du papier, du carton ou des copeaux). Bien sûr, les autres box à proximité ne doivent pas déroger à la règle. Au pire il faut isoler au maximum l’animal en le mettant dans un box bien ventilé, près de la sortie du bâtiment par exemple. Lorsque l’on refait les box de l’écurie il faut sortir le cheval car cela soulève  beaucoup de poussières qui pourraient entraîner des crises aiguës de pousse.
En ce qui concerne l’alimentation, le foin est à éviter car c’est un aliment contenant beaucoup d’allergènes lorsqu’il n’est pas d’excellente qualité. On peut donner par exemple de l’ensilage mais si l’on ne peut se passer de foin, alors il est préférable de le donner à l’extérieur, par terre et non dans un râtelier. Le mouiller pendant quelques minutes avant le repas ne changerait rien, il faudrait dans ce cas le laisser tremper pendant des heures.
Enfin, un traitement médical adapté au stade clinique de votre cheval sera donné par votre vétérinaire. Il comprendra des antibiotiques pour réduire les surinfections bactériennes, un anti-inflammatoire et un broncho-dilatateur afin de faciliter la respiration en augmentant le diamètre des voies respiratoires.
 

Pour prévenir la maladie la pousse chez le cheval

Le cheval doit être en ordre de vaccination (surtout contre la rhinopneumonie et la grippe équine) afin de prévenir la maladie qui pourrait se déclencher suite à infection  virale. Enfin il serait intéressant de vérifier s’il n’existe pas d’antécédents familiaux afin de déceler précocement une prédisposition et éviter alors de mettre votre animal dans un environnement riche en allergènes.
 


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