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Du 7 au 13 mars aura lieu la septième édition de la « Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose », une pathologie qui touche les femmes réglées, parfois très jeunes. La création de cette semaine de mobilisation est motivée essentiellement par le fait que cette maladie est mal connue et souvent mal ou non prise en charge.
Retour sur l’endomètre… Il s’agit du tissu qui tapisse l’utérus. Quand surviennent les règles, sous l’influence des hormones, les œstrogènes, il s’épaissit pour permettre une éventuelle grossesse. La fécondation ne se fait pas ? Cet excès de tissu se désagrège et saigne. Ce sont les règles.
Mais parfois tout se dérègle. Du tissu semblable au tissu endométrial se développe, mais HORS de l’utérus. Se forment alors des lésions, des adhérences et même des kystes, appelés endométriomes, dans les organes ainsi colonisés. Malheureusement, la maladie est souvent diagnostiquée seulement par hasard, donc avec un certain retard pouvant atteindre, en moyenne, 5 ans ! Pendant tout ce temps, elle a pu évidemment causer des dommages aux organes atteints.
On considère que l’endométriose touche environ une femme sur dix à une femme sur vingt. On a longtemps pensé que la grossesse améliorait la situation, mais cette idée est battue en brèche, elle ne fait qu’améliorer et préserver d’une dégradation. Quant aux causes de la maladie, elles sont encore mal connues. Les spécialistes évoquent la possibilité de transplantation de cellules endométriales par les trompes, les voies lymphatiques ou vasculaires, ou suite à un acte chirurgical. Certains penchent pour la métaplasie, la transformation d’un tissu normal en un autre anormal, ce processus touchant le tissu péritonéal.
La colonisation par le tissu endométrial peut avoir les localisations diverses : ovaires, vessie, rectum et même, heureusement très rarement, poumons, région ombilicale ou peau.
Les symptômes sont donc nombreux et variés : douleurs au moment des règles, aux rapports sexuels, au moment d’aller à la selle ou d’uriner, ou douleurs lombaires, pouvant irradier jusque dans la jambe, etc. Ou encore saignements, diarrhée ou constipation, troubles digestifs, infertilité, fatigue…
Pour diagnostiquer l’endométriose : échographie, radio, IRM, scanner, analyse sanguine, cœlioscopie… le traitement peut être médical ou chirurgical. Généralement, la maladie disparaît à la ménopause.
Cette Semaine permettra à tous les acteurs de la santé concernés de se mobiliser pour informer le public et alerter les autorités sanitaires sur la difficulté de la prise en charge de cette pathologie.
Source. Endo France. Site : http://www.endofrance.org/
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