Que lui donner au déjeuner et au dîner ?

Que lui donner au déjeuner et au dîner ?

Ces deux repas sont des moments culturellement importants dans notre pays et ils sont souvent l’occasion de se rassembler en famille ou entre amis. Chez les enfants, un déjeuner et un dîner suffisamment complets assurent à eux seuls près des deux tiers des apports énergétiques et nutritionnels de la journée.

   
La composition du repas
On considère généralement que le déjeuner et le dîner doivent fournir chacun près du tiers de l’apport énergétique total de la journée. Traditionnellement, en France, le déjeuner et le dîner se composent d’une entrée, d’un plat principal comprenant une source de protéines (viandes, poisson, œufs), éventuellement de fromage et d’un dessert. Cette structure doit permettre de couvrir tous les besoins nutritionnels et d’apporter une quantité d’énergie suffisante pour tenir jusqu’au prochain repas sans grignotage.
En pratique, ces repas comprennent une portion de féculents (tels que du pain, des pâtes, du riz ou des pommes de terre), une portion de légumes (crus ou cuits), une portion de viande, de poisson ou d’œufs, un produit laitier (yaourt, fromage blanc, fromage, etc.) et un fruit frais ou transformé (par exemple une compote).
 
Des repas qui s’équilibrent mutuellement
Ces repas peuvent être plus ou moins copieux. Veillez à les équilibrer l’un par rapport à l’autre. En effet, il n’est pas toujours facile de veiller à l’équilibre alimentaire de son enfant quand celui-ci mange à la cantine, en particulier lorsqu’il s’agit d’un self-service. Si votre enfant fréquente l’école maternelle ou primaire, consultez les menus de la semaine affichés à l’entrée. Si le déjeuner n’a pas été équilibré ou suffisamment copieux, essayez de rééquilibrer ses apports avec le goûter et le repas du soir.
 
L’entrée
Il est préférable qu’elle se compose de légumes frais ou secs (tels que des crudités, des salades, des pois ou des lentilles) ou encore de fruits (melon, pamplemousse, par exemple). Ces aliments apportent des fibres qui vont commencer à remplir l’estomac et évitent de se jeter sur les plats suivants. Si elle comprend des féculents (salade de riz ou de pomme de terre, taboulé, par exemple), une source de protéines (sardines à l’huile, thon, charcuterie, etc.) ou du fromage, présentez moins de viande, de poissons ou de féculents dans le plat principal, ou supprimez le fromage en fin de repas. Si elle se compose de charcuterie, faites en sorte que la suite du repas soit pauvre en matières grasses et en sel, et évitez la viande en plat principal. Pour assaisonner vos salades, n’ayez pas la main trop lourde sur l’huile et le sel. Préférez la qualité à la quantité : un peu d’huile d’olive ou de colza, un bon vinaigre de vin ou balsamique, différents aromates ou épices. Si votre sauce nécessite un peu de crème fraîche (pour assaisonner les concombres, par exemple), préférez un yaourt nature ou un peu de fromage blanc.
 
Le plat principal
C’est le cœur du menu et le plat qui va apporter l’essentiel des protéines du repas. Il se compose généralement de viande, de poisson, de fruits de mer ou d’œufs, accompagnés de légumes, de légumes secs ou de féculents. N’hésitez pas à les mélanger pour diversifier vos aliments : par exemple du riz avec de la ratatouille, des haricots verts avec des pommes de terre, des petits pois avec des carottes, ou des épinards avec des pâtes.
Attention aux quiches, soyez raisonnable sur les portions, car ce sont des aliments assez gras. Accompagnez-les d’une salade ou de crudités. Attention également aux fritures et aux gratins contenant du fromage, car ces plats sont souvent excessivement gras et caloriques.
Les plats uniques
Selon vos envies et le temps dont vous disposez, vous pouvez remplacer les différents plats du déjeuner ou du dîner par un plat unique chaud : un couscous, une salade composée avec des féculents et un produit d’origine animale, ou encore une crêpe, une quiche ou une pizza avec des crudités. Ces plats uniques doivent apporter l’équivalent d’un repas complet, en nutriments et en énergie.
   
Le dessert
Après le plat principal, l’idéal est de manger un yaourt et des fruits qui permettent de finir le repas de façon légère tout en apportant des nutriments essentiels et en facilitant la digestion. Pourtant, le plateau de fromages et les desserts préparés, bien plus riches, tiennent une place de choix dans la gastronomie française.
 Méfiez-vous des fromages dits « pour enfants », ils n’ont pas d’avantages nutritionnels et sont souvent plus gras que les fromages traditionnels.
 Les desserts lactés ne possèdent pas les qualités nutritionnelles d’un yaourt, car ils sont souvent sucrés et gras et ne doivent être consommés que de temps en temps.
 Attention aux gâteaux riches en sucre, en beurre et en œufs (comme les fondants au chocolat). Ils sont extrêmement gras et caloriques. Leur consommation doit rester occasionnelle.
Une tranche de pain à chaque repas est essentielle à l’alimentation de votre enfant. N’oubliez pas non plus de lui servir de l’eau, entre et pendant les repas.
 

Ces informations ne prétendent pas se substituer à un avis médical. Suivez toujours les recommandations de votre médecin traitant ou de votre pharmacien. Extrait du Guide des enfants en bonne santé Maj 09/2006 © Copyright Vidal, 2006
Giphar - Reproduction autorisée jusqu'à fin 06/2009 No : 89516

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