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A quoi la testostérone sert-elle ?
Elle est à l’origine du développement des organes sexuels, à la puberté.
Elle initie le processus de formation des spermatozoïdes (spermatogénèse).
Elle est aussi à l’origine de l’apparition des caractères sexuels secondaires masculins,
comme :
Elle agit aussi sur la densité osseuse, et lorsque le niveau de testostérone est bas (du fait de l’âge ou de traitements hormonaux anti-androgéniques), le risque d’ostéoporose augmente.
Elle agit enfin sur le comportement, au niveau neuro-cérébral et favorise :
Comment la testostérone agit-elle sur la prostate ?
La prostate est, en réalité, dotée de récepteurs de la dihydrotestostérone (DHT).
La testostérone agit sur le fonctionnement et le volume de la glande prostatique grâce à une
enzyme, la 5alpha-réductase, qui transforme la testostérone en DHT.
De fait, lorsque l’on veut diminuer le volume de la prostate, lors du traitement de l’hyperplasie bénigne, on a souvent recours à des médicaments de la classe des inhibiteurs de la 5alpha-réductase. Ceux-ci empêchent la testostérone de se transformer en DHT. Et comme le volume de la glande dépend de la DHT, il diminue.
A la puberté, le développement de la prostate (comme celui des autres organes sexuels) est induit par l’augmentation de la sécrétion de testostérone.
Et au cours de la vie, la sécrétion de testostérone évolue : elle augmente pour atteindre un pic entre 30 et 45 ans avant de redescendre progressivement pour retrouver des valeurs proches de celles de la préadolescence après 75 ans.
C’est ce qu’on appelle le DALA, c’est-à-dire le déficit hormonal lié à l’âge.
Existe-t-il un lien entre l’évolution de la production de testostérone et les pathologies de la prostate qui apparaissent avec l’âge ?
Médecins et chercheurs se sont maintes fois posé la question.
Certes, l’hyperplasie bénigne comme le cancer de la prostate, apparaissent plutôt après 50 ans, c’est-à-dire au moment où la baisse de la production de testostérone est plus sensible, mais le lien entre les deux phénomènes n’a jamais été démontré.
De même, on a cherché à mettre en évidence une corrélation entre le risque de développer un cancer de la prostate et le niveau de testostérone des sujets. Aucun lien n’a pu être prouvé.
Par ailleurs, l’administration de testostérone dans le cadre du traitement d’un DALA n’affecte
pas non plus le risque d’apparition d’un cancer ou d’une hyperplasie de la prostate.
Mais la prescription d’un traitement doit être impérativement précédée de la réalisation
d’examens de dépistages complets (dosage du PSA, toucher rectal, voire biopsies au moindre
doute).
En effet, la testostérone pourrait accélérer le développement d’un cancer naissant.
Toutefois, dès lors que l’on sait qu’il n’y a pas de cancer, l’administration de testostérone
n’affectera pas le risque de l’apparition d’une tumeur.
On insistera juste sur l’importance de se soumettre tous les ans aux examens de dépistage
classiques (PSA et TR).
Lire la suite de notre article Les traitements et les effets secondaires sur la prostate.
Mis en ligne avec l’autorisation de l’association française d’urologie.
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