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Le bébé humain demande neuf mois pour élaborer convenablement ses organes, leurs fonctions et les divers tissus constituant son corps. Et encore, on pourrait dire que, face aux mammifères les plus évolués, le bébé humain est relativement inachevé. Le poulain trotte à peine né, le veau se met debout rapidement, et il en est de même chez les animaux sauvages, qu’ils soient carnivores, omnivores ou herbivores. Cette comparaison n’est pas de l’humour facile. Elle montre bien à quel point ces neuf mois d’élaboration sont indispensables sur le plan physiologique comme psychologique.
On comprend alors que la prématurité entraîne forcément un certain nombre de problèmes pour le nouveau-né. On parle de prématurité quand la naissance survient AVANT 37 semaines d’aménorrhée (dans ce calcul il y a déjà une marge, puisque cela représente en fait 8,6 mois). Les enfants nés avant 32 ou 33 semaines sont dits en grande prématurité et en extrême prématurité en cas de naissance avant 28 semaines. Les conséquences sont à la fois immédiates, à court terme, mais aussi à long terme.
À court terme, « La prématurité peut entraîner une détresse respiratoire néonatale liée à l’immaturité pulmonaire. Ces enfants peuvent faire des apnées. Ils auront donc besoin d’une assistance respiratoire et de traitements. », explique Jean-François Magny, chef de service de néonatalogie à l’Institut de puériculture et de périnatalogie du boulevard Brune, Paris. De plus, la coordination entre succion et déglutition n’est pas mature, il faut donc nourrir ces prématurés par perfusion au cours des premiers jours.
À moyen terme, les prématurés et surtout les grands prématurés présentent une plus grande fragilité au niveau pulmonaire (risques d’infection et/ou d’asthme).
Enfin, à plus long terme et d’une manière générale, les bébés prématurés sont plus fragiles, plus sensibles aux infections. Parents et familles doivent donc redoubler de mesures d’hygiène : lavage des mains hyperfréquent, pas d’embrassade, même sur la main, de la part de personnes enrhumées, prévention de la bronchiolite spécifique.
Il ne faut pas non plus négliger les incidences affectives et psychologiques : les premiers contacts mère-enfant sont très importants, notamment via l’allaitement, et les prématurés, généralement placés en « couveuse » et alimentés artificiellement, en sont privés.
Le nombre des prématurés a augmenté de 35 % entre 1985 et 2009 (presque un nouveau-né sur dix). Malheureusement, il faut encore ici pointer du doigt une des principales causes, le tabagisme (qui fragilise de plus par lui-même sur le plan pulmonaire). L’alcool est aussi en cause, ainsi que la grossesse tardive. Quant à la « prématurité décidée », elle ne doit l’être qu’en cas de nécessité médicale absolue, et non pour libérer une chambre dans la clinique. Future maman, vous avez le droit de décider.
Sources. Destination Santé. Site : http://www.destinationsante.com/Pre.... En cas de besoin, vous pouvez contacter l’association SOS préma, www.sosprema.com, ou au 0811 886 888 (prix d’un appel local).
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