Obésité infantile : Une journée pour la dépister, une année pour la combattre !

Un enfant sur six, en France aujourd’hui, est atteint d’obésité. Une situation qui, si elle présente un degré de gravité légèrement inférieur à ce qui se passe dans d’autres pays, les États-Unis représentant l’archétype des situations dramatiques, reste tout de même préoccupante. Or, les conséquences pour l’enfant sont lourdes, et se situent à tous les niveaux et à toutes les périodes de sa vie.

Sur le plan physique, le surpoids d’un enfant favorise nombre d’incidents ou accidents : douleurs diverses, entorses, chutes, essoufflement (ce qui signifie fatigue cardiaque à cet âge précoce), etc.

Plus tard, quand l’enfant obèse parvient à l’adolescence, puis à l’âge adulte, surviennent alors diverses complications graves. Il a tout d’abord neuf fois plus de chances de présenter un diabète de type 2 qu’un enfant normal. Le risque de maladie cardiovasculaire est multiplié par trois, ainsi que d’hypertension, de troubles respiratoires, etc. Pour résumer, un enfant obèse voit son avenir gravement compromis, ainsi que sa qualité de vie, à l’âge adulte.

Sur le plan psychologique, maintenant, cet enfant doit subir moqueries et rejet, alors qu’il ne dispose pas encore des outils pour rétablir la situation.

C’est donc vous, parents, qui êtes en première ligne face à ce problème, en étroite collaboration avec le pédiatre qui suit l’enfant, pour dépister tout d’abord, car un enfant obèse n’est pas forcément d’aspect « énorme », des mesures et des examens sont donc nécessaires. Ensuite pour prendre les mesures qui s’imposent, sans parler de régime mais de rééquilibrage, et qui passent tout d’abord par l’exemple. C’est vous qui devez être les coaches de votre enfant.

Ainsi que vous le précisera votre pharmacien, lequel peut vous aider dans ce suivi, ne serait-ce que par des pesées régulières, les mesures à prendre sont principalement les suivantes.

  • Très important, des repas équilibrés pris en famille : 3 repas par jour et un gouter. Pour ce dernier, évitez les biscuits industriels, rien ne vaut une tranche de pain complet et un morceau de chocolat. Votre porte-monnaie vous dira merci et votre enfant aussi.
  • Des quantités servies raisonnables et adaptées.
  • Ne jamais forcer l’enfant à finir.
  • Bannir définitivement le grignotage entre les repas.
  • Limitez les assaisonnements sur la table.
  • Un enfant doit marcher, courir… laissez la poussette au profit de la marche, l’ascenseur à celui de l’escalier.

La « Journée de dépistage de l’obésité infantile » du 10 janvier va mobiliser les pédiatres pour un dépistage systématique de l’obésité chez l’enfant.

À noter que les Sociétés savantes et experts en nutrition viennent à nouveau d’interpeler les autorités sanitaires et le gouvernement pour une régulation de la publicité télévisée à destination des enfants. L’UFC Que choisir vient d’ailleurs de publier les résultats d’une étude qui souligne que « les produits gras et sucrés sont plus que jamais présents dans les écrans publicitaires » de la télévision.

Sources. Cosem. Site : http://www.cosem.fr/Actualites/Le-1.... Afpa. Site : http://www.afpa.org/

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