Nouvelles pistes pour prévenir ALZHEIMER

À juste titre la maladie d’Alzheimer fait peur, que ce soit pour soi-même, quand passent les années, ou pour les membres de sa famille. Au fur et à mesure qu’avancent les recherches sur cette redoutable maladie, on s’aperçoit qu’elle ne représente pas une fatalité due, par exemple, à l’âge ou aux aléas de la vie. Et l’on a également établi aujourd’hui que son origine n’est pas uniquement endogène, liée à l’état physique et au capital génétique de la personne, mais que l’environnement, au sens le plus large, joue aussi un rôle important.

Une étude scientifique, publiée voici quelques jours dans la revue « British Medical Journal », et portant sur près de 1500 patients vivant dans la région de Montpellier suivis pendant dix ans, a mis en évidence qu’il existe non pas une, mais des stratégies pour diminuer significativement les risques d’être atteint de la maladie. Cette étude a été menée par une équipe de chercheurs français de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), sous la direction de Karen Ritchie. Trois fronts de lutte principaux se dégagent de cette importante étude, bien que la correction des autres facteurs de risque, déjà connus depuis des années, c’est-à-dire maladies cardiovasculaires, consommation excessive d’alcool, diabète et niveau intellectuel bas doivent continuer à être prise en considération.

Éviter la dépression. Celle-ci apparaît comme un facteur de risque déterminant dans la survenue de la maladie d’Alzheimer. Elle y est associée dans 70 % des cas ! Les chercheurs affirment donc que le traitement précoce de la dépression pourrait réduire de 10 % le risque d’Alzheimer.

Importante, l’hygiène de vie. Et ce volet de prévention comporte plusieurs facettes. Sont des facteurs de risque avérés, tout d’abord, le manque d’activité physique, malheureusement souvent fréquent ; ensuite, un taux de graisses élevé dans l’organisme, ainsi qu’un prédiabète ou un diabète (production d’insuline modifiée). Donc, il faut réduire sa consommation de viande et de graisses animales (ces dernières au profit des « bonnes » graisses végétales, huiles d’olive, colza, lin, noix) et BOUGER ! Toutes ces mesures réduisent, selon l’étude, le risque de 11 %.

Autre élément environnemental, l’activité intellectuelle. Ne plus stimuler son cerveau ouvre la porte à la maladie. Mesures à prendre : oublier le plus possible la télé au profit de jeux, mots croisés ou autres, lectures, visites d’expositions, sorties, mais aussi de la vie sociale (associations, groupes d’activités, etc.). Tout cela pouvant réduire les risques de 18 %. Vous le voyez, les moyens de lutte sont à votre portée. L’étude ne portait pas sur ce sujet. Mais vous pouvez ajouter une supplémentation bien ciblée : oméga 3, antioxydants comme coenzyme Q10, MSM, SOD, polyphénols, etc., demandez conseil à votre pharmacien.

Source. Alzheimer conseil. Site : http://www.alzheimer-conseil.fr/

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