Les plantes, nos médicaments

Les plantes, nos médicaments...

Parce que les plantes étaient vivantes, l’homme les a utilisées. Elles sont devenues des médicaments. Aujourd’hui, des variétés botaniques ont déjà disparu... Demain la pollution pourrait les anéantir.

La bonne santé de notre nature passe par le respect des écosystèmes. Tout déséquilibre est lourd de conséquences pour le monde végétal… Si nous ne changeons pas nos habitudes, le phénomène pourrait s’amplifier par réaction en chaîne.

Les plantes et les médicaments

L’aspirine, la digitaline, la morphine sont des médicaments dont l’humanité ne peut plus se passer.

Chaque jour, ils sauvent des vies et soulagent les douleurs.

Sans les plantes, ces principes actifs n’existeraient pas :

  • l’aspirine (l’acide acétyl-salicylique) nous vient du Saule, la digitaline de la Digitale et la morphine du Pavot.
  • La Valériane, l’Harpagophytum, le Ginkgo-biloba, la Prêle, la Vigne rouge, .....

Toutes ces plantes soignent et soulagent de nombreux patients.

Qu’est-ce qu’un écosystème ?

Un écosystème est un ensemble dynamique composé d’un milieu naturel (le biotope) et des organismes qui y vivent (la biocénose). Il est le siège d’interactions permanentes entre les êtres vivants et le milieu : tous sont interdépendants. Les récifs coralliens, la forêt amazonienne aussi appelée le « poumon de la planète », les étangs, les haies, les flaques d’eau, les arbres, les prairies ... sont des écosystèmes.

L’équilibre d’un écosystème est sensible à toute intervention extérieure. Le réchauffement de la planète, la cueillette, le piétinement, les produits chimiques sont autant d’agressions. Il suffit qu’un maillon de cette chaîne soit modifié pour que tout l’écosystème soit perturbé. La richesse du monde végétal dépend étroitement de la bonne santé de chaque écosystème, aussi petit soit-il (une flaque d’eau par exemple).

Les conséquences visibles de l’activité humaine sur le monde végétal

Selon le CEMAGREF* (recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement), depuis la fin du XIXème siècle, les arbres grandissent plus vite dans les forêts avec un gain de 4 mètres en 100 ans.

Les causes sont identifiées :

  • Réchauffement de la planète : la saison de végétation (du printemps à l’automne) s’allonge régulièrement.
  • L’augmentation de la concentration atmosphérique du CO2 favorise la croissance.
  • La saturation des sols en produits azotés (issus des engrais et des déchets animaux).

Les conséquences visibles :

  • Modification des écosystèmes : la rupture de l’équilibre est fatale aux plantes les plus sensibles.
  • Déplacement des espèces : Selon les prévisions de l’INRA, une augmentation de 2,5° sur 100 ans (prévision pour 2100), entraînerait l’extension du chêne vert (présent aujourd’hui en France sur la côte méditerranéenne) jusqu’au dessus de la Loire. A l’inverse, le hêtre couvrant aujourd’hui la totalité du territoire national (à l’exception de la région Provence Alpes Côte d’Azur) régresserait pour n’être présent qu’au nord de la Bretagne, dans la région Nord-Pas-de-Calais, Picardie et dans l’Est du pays.

*Centre national du Machinisme Agricole, du Génie Rural, des Eaux et des Forêts

Etat des lieux de notre patrimoine végétal

De nombreuses manifestations (expositions, conférences,…) sont organisées sur le thème des plantes en voie de disparition. Ainsi, l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie qui s’est tenue d’octobre 2005 à avril 2006 sur les plantes rares et menacées dresse un bilan de la situation actuelle.

En France métropolitaine, sur 4500 espèces indigènes recensées, 943 sont menacées, dont : 486 sont prioritaires, 387 sont en danger ou vulnérables, 70 sont devenues rares, 25 sont éteintes ou présumées éteintes.

Depuis 1850 :

  • 8 espèces endémiques à l’état sauvage ont disparu de France et de la planète : le Brome des Ardennes, le Limonium de Duby et la Violette de Cry.
  • La France a également perdu 17 plantes qui sont encore présentes dans d’autres pays.
    La majorité des espèces menacées se trouve dans les Alpes, les Pyrénées ou en Corse.
    Ce sont pour la plupart des plantes des pelouses, des marais, des rochers et éboulis, des bords de rivière et de mer.
  • D’autres espèces, comme le Lys martagon et le Panicaut des Alpes sont menacées par l’agriculture intensive et la cueillette.

Le Museum d’Histoire Naturel, conscient de la perte du patrimoine végétal, a décidé en novembre 1994 de créer un Conservatoire Botanique National**.
**Organisme à caractère scientifique agréé par le Ministère chargé de la protection de la nature spécialisée dans la connaissance et la conservation des plantes menacées du territoire national.

En 2004, leurs missions ont été étendues officiellement à la connaissance de l’ensemble de la flore sauvage et des habitats naturels, ainsi qu’à la conservation des habitats naturels.

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