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La nicotine, support de la dépendance physique de l’intoxication tabagique, arrive sous forme de « shoots » au système nerveux central du fumeur à l’occasion de chaque bouffée. Chez le fumeur dépendant, l’envie de cigarette va correspondre à une diminution du taux sanguin de nicotine. Le postulat de départ de la substitution est de fournir suffisamment de nicotine au fumeur pour lui éviter cette sensation de manque, ceci de façon continue pour éliminer le plaisir du shoot.
I) Les traitements nicotiniques substitutifs
Divers produits sont disponibles pour subvenir à ce besoin de nicotine.
Les dispositifs transdermiques Ils sont administrés soit sur 24h avec des doses de 21mg, 14mg ou 7mg, soit sur 16h avec 15mg, 10mg ou 5mg. Ils sont délivrés en pharmacie sans ordonnance et ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.
Ils peuvent être donnés chez la femme enceinte, de préférence en se limitant sur la journée afin d’éviter une accumulation de nicotine nocturne. Leurs seules contre-indications sont les suites immédiates d’accident cardiovasculaire. Les effets indésirables observés sont :
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Les gommes à sucer : Nicotinell® , Nicorette® Elles aussi sont en vente libre et non remboursées. Leur dosage est de 2 ou 4mg de nicotine. Elles ne doivent pas être utilisées comme des chewing-gums ; il faut les croquer une fois par minute environ et les laisser dans un coin de la bouche diffuser pendant 30 minutes environ, en évitant de déglutir. De plus, il convient d’éviter la prise de café ou de boissons acides dans les 15 minutes qui précèdent la prise de gommes (diminution d’absorption de la nicotine).
Les effets indésirables observés sont : Ces gommes peuvent entraîner un risque de dépendance (jusqu’à 10%). |
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II) Les médicaments
La pilule miracle pour arrêter de fumer n’existe pas encore. En effet, peu d’études rigoureuses ont été menées dans ce domaine et elles ont rarement prouvé une efficacité dans l’aide au sevrage. De nombreuses classes médicamenteuses ont été testées, bétabloquants, anxiolytiques ou anti-dépresseurs. Soit elles sont inefficaces (propranolol, lobéline, méprobamate), soit elles sont efficaces mais non utilisables du fait de contre-indications (clonidine, IMAO), voire elles entraînent l’augmentation de la consommation (d-amphétamine). Seul le ZYBAN® ou Amfébutamone vient d’obtenir récemment une AMM.
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