Les détails qui tuent…

Qui n’a pas aujourd’hui son téléphone mobile, ou son smartphone ou tout autre moyen de communication téléphonique. Le mode d’emploi est le même pour tout le monde : parler dans le micro. Et qui n’a pas, au travail ou chez soi, un ordinateur ?

En 1854, un Anglais, John Snow, fit une découverte étonnante lors d’une épidémie de choléra à Londres : l’origine de l’épidémie qui frappait surtout Soho était une pompe à eau infectée. C’est par une analyse « épidémiologique », comme on dit maintenant, toute simple qu’il est parvenu à ce résultat : il pointa sur la carte les foyers de personnes infectées. Nous savons aujourd’hui que les maladies infectieuses se propagent selon un modèle reproductible, quels que soient l’endroit et le germe incriminé, c’est-à-dire par les réseaux à partir de la personne infectée.

Nos objets modernes si technologiques ne sont pas en reste. Ces surfaces contaminées qui nous entourent sont appelées fomites (rien à voir avec celles du logis !). Et le microbiologiste Charles Gerba, qui s’est penché sur la question, en a trouvé partout. Des torchons de cuisine aux éponges à vaisselle, microbes et champignons microscopiques s’en donnent à cœur joie ! Mais dans le domaine technologique, c’est le pompon !

Un biologiste a examiné, dans une entreprise londonienne, 33 claviers d’ordinateur et les a comparés aux… sièges des toilettes et à leurs poignées de porte. Il a affirmé qu’il valait déjeuner dans les toilettes ! Il a trouvé quatre claviers réellement dangereux, leur teneur en bactéries étant 150 supérieure à la limite maximale. Petit tour d’horizon. 10 % des personnes ne nettoient JAMAIS clavier ni souris. 46 % le font une fois par mois. Nombreux sont ceux qui mangent devant leur écran (ce qui est à juste titre interdit dans beaucoup d’entreprises) rajoutant une couche de bactéries. Quant au mobile, dans lequel on postillonne à longueur de journée, il n’a rien à leur envier !

La solution ? Le lavage très régulier des mains (notamment après être allé aux toilettes) et l’usage de solutions hydroalcoolique (chez votre pharmacien) qu’il faut toujours avoir à portée. Cela dit, ne rêvons pas d’un zéro bactérie. Les microbes à dose supportable sont utiles pour stimuler le système immunitaire et certains interviennent dans la synthèse des vitamines. Un monde totalement aseptisé serait mortel.

Source : Psychonet. Site : www.psychonet.fr. Santé médecine comment ça marche. Site : http://sante-medecine.commentcamarc...

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