Le système respiratoire du cheval

Le système respiratoire du cheval

Outre sa longueur impressionnante, le système respiratoire du cheval a de nombreuses particularités qui le rendent sensible aux moindres anomalies.
La région anatomique supérieure qui comprend les naseaux, les cavités nasales, le pharynx, le larynx et la trachée présente un diamètre assez étroit. Ceci, associé au fait que le cheval ne puisse pas respirer par la bouche de par la conformation de son voile du palais, engendre une grande résistance au passage de l’air jusqu’aux poumons.
Les vétérinaires en médecine équine rapportent qu’environ une consultation sur cinq concerne un problème respiratoire.

Les principaux signes

Les premiers signes que vous pouvez observer chez vous, au repos ou à l’effort (le plus souvent d’ailleurs), et qui vous feraient penser à un problème respiratoire sont :

  • la toux
  • du jetage (écoulement anormal, uni ou bilatéral, apparaissant aux naseaux). Par exemple du pus, du sang etc...
    - la fièvre mais pas toujours !
  • du cornage c’est à dire l’émission de bruits anormaux (ronflement, raclement etc...)
  • des difficultés à respirer (efforts anormaux pour inspirer et/ou pour expirer)
  • une intolérance à l’effort (diminution des performances, arrêt brusque et refus de continuer)
  • de la douleur à la palpation/percussion notamment au niveau des sinus, du larynx, des poches gutturales, de la trachée.

Les causes

Elles sont multiples et dépendent du mode de vie de votre cheval : vie en box ou en prairie, en communauté ou isolé, vacciné ou non, vermifugé ou non...

Les principales sont citées ici :
Lorsque la cause est bactérienne :
les jeunes peuvent être atteints de pneumonie due à une bactérie nommée Rhodococcus.
La gourme affecte aussi le système respiratoire et provoque une hypertrophie des ganglions notamment ceux de la région du pharynx/larynx.
Lorsque la cause est virale :
la rhinopneumonie et la grippe équine sont deux maladies que l’on peut éviter si l’on vaccine correctement son cheval (cf. article sur la vaccination).
Lorsque la cause semble être allergique :
la pousse (cf. article) est très répandue chez des chevaux qui vivent en écurie. La pharyngite folliculaire dont la cause n’est pas vraiment élucidée peut entraîner à des degrés variables une irritation de la région du pharynx et de la toux.
Lorsque la cause est mécanique :
tout objet (corps étranger) ou masse (tissu anormalement hypertrophié par exemple les poches gutturales ou les ganglions) qui entraîne un rétrécissement des voies respiratoires. Cela pourrait être dû aussi à des parasites ou encore à l’hémiplégie laryngée.

Aide au diagnostic

Votre vétérinaire peut disposer de nombreux examens complémentaires pour affiner le diagnostic.

  • L’endoscopie permet de visualiser directement l’intérieur des voies respiratoires supérieures. Le lavage trachéal permet de récupérer et pouvoir analyser les bactéries et les cellules présentent dans la trachée.
  • Le lavage broncho-alvéolaire permet d’analyser les cellules présentent dans les voies profondes (bronches et poumons).
  • Enfin, on peut aussi avoir recours à la radiographie, l’échographie, à des prises de sang ou encore une analyse des gaz sanguins.

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