Le souffle, c’est la vie !

« Rendre son dernier souffle », « avoir le souffle coupé », « le premier souffle » d’un nouveau-né, toutes ces expressions montrent bien, s’il en était besoin, que le souffle est au sens propre tout autant qu’au sens symbolique, l’expression même de la vie.

Or, le souffle, ça se mesure, c’est même la manière la plus fiable de faire le point sur la santé de ses poumons. Mais cette précaution est loin d’être mise en place par tout un chacun et la santé pulmonaire des populations devient un sujet de santé publique préoccupant. À tel point que la Société européenne de la respiration (ERS) organise, pour la première fois, une « Journée mondiale du souffle », le 14 octobre.

La France participe à cette importante opération, qui verra des manifestations dans 45 villes, via la Société de pneumologie de langue française (SPLF), la Fédération française de pneumologie (FFP) et le Comité national de lutte contre les maladies respiratoires (CNMR). La création de cette Journée mondiale n’est pas un hasard, puisqu’elle s’inscrit dans le cadre global de « 2010, année mondiale du poumon ». Plus de 70 pays participent à cette journée.

Les altérations du souffle peuvent traduire plusieurs atteintes, plus ou moins graves, de ces organes vitaux. De l’asthme (3,5 millions de malades en France) au cancer, en passant par la bronchite pulmonaire obstructive chronique (BPCO, 3,5 millions de malades en France), l’apnée du sommeil, la tuberculose, etc. Et malheureusement, elles sont en constante augmentation.

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a publié les chiffres 2007 : 300 millions d’asthmatiques dans le monde ; 210 millions souffrant de BPCO ; et une estimation inquiétante : d’ici à 2020 l’OMS chiffre à 11,9 millions le nombre de personnes qui mourront d’une maladie pulmonaire, sur les 68,3 millions qui décéderont, plus généralement, d’une maladie.

Les spécialistes attirent l’attention du public sur une réalité : les maladies pulmonaires n’affectent pas que la vie des patients. Elles perturbent aussi, parfois lourdement, celle des familles.

De plus, elles ont un coût économique important par les soins qu’elles entraînent, les arrêts de travail, etc.

Tous les pneumologues seront donc mobilisés le 14 octobre. Ils souhaitent sensibiliser à la fois le public et les pouvoirs publics à l’importance de la santé respiratoire et du dépistage précoce des maladies.

Ils indiquent qu’à partir de 40 ans, le souffle doit être régulièrement surveillé. Enfin, l’ennemi à abattre est évidemment le tabac, une cause majeure (80 % des cas) des maladies pulmonaires. Votre pharmacien, rappelons-le, peut vous aider à vous débarrasser de cette habitude mortelle.

Sources. Maison du poumon. Site : http://www.maisondupoumon.org/journ... En cliquant sur le bouton < les centres relais > vous trouverez les centres de votre région où vous pourrez faire mesurer gratuitement votre souffle.

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