Le Cancer Colorectal

En France, on dénombre chaque année plus de 38 000 nouveaux cas soit 15 % de tous les cancers.

Deuxième cancer chez la femme et troisième chez l’homme, le cancer colorectal est le plus fréquent de tous les cancers.
Il survient le plus souvent des cas après 50 ans, au terme de l’évolution silencieuse d’un adénome (70 % des cas).

Des chiffres qui font peur.

En France,

  • 1 personne sur 25 développera un cancer colorectal
  • 1 personne sur 40 en décèdera
  • 200 000 personnes ont été atteintes de cette maladie.
  • La prise en charge trop tardive est responsable de 16 000 décès par an
  • Le taux de survie à 5 ans est seulement de 41 %

Comment se manifeste la maladie ?

Bien souvent les signes annonciateurs sont difficiles à percevoir car ils peuvent être pris pour anodins. Ils s’apparentent à des coliques intestinales suivies de ballonnement puis d’épisodes de diarrhées intenses.

Cela peut être également :

  • Des ballonnements, flatulence
  • Des épisodes diarrhéiques suivis de constipation
  • Des traces de sang noir ou rouge avec mucus dans les selles.
    Tous ces signes, bien qu’ils puissent être perçus comme anodins, méritent une consultation chez le médecin.

L’origine

La quasi-totalité des cancers colorectaux sont issus d’adénome et à l’âge de 65 ans, 40 % de la population ont un adénome colorectal.
La localisation est répartie de façon égale entre le colon droit et le colon gauche.
Sur 1000 adénomes, 100 atteindront la taille de 1 cm et 25 développeront un cancer dans les 15 ans.
La taille de cet adénome sera un facteur important de cancérisation de la tumeur.

Les facteurs de risques

Le principal facteur de cancer colorectal est l’âge.
L’âge moyen est de 70 ans.
L’alimentation riche en matière grasse d’origine animale des pays développés est un autre facteur d’importance.
L’hérédité et les antécédents personnels représentent des facteurs de risques importants.
Les polyposes rectocoliques familiales ou rectocoliques hémorragiques dégénèrent très souvent en cancer.

L’évolution du cancer colorectal.

Evolution de la maladie :
Dans la moitié des cas, les cancers coliques ne sont reconnus qu’à l’occasion d’une complication :
• Occlusion intestinale aiguë par obstruction installée progressivement avec coliques.
• L’occlusion se manifeste par des vomissements, un arrêt des matières et des gaz et un ballonnement abdominal ;
• Péritonite par perforation du côlon ;
• Ouverture dans un organe creux contigu : vessie...

Dissémination de la tumeur :
• D’abord localement : peau, anses de l’intestin grêle, vessie ;
• Ensuite dans les organes lymphatiques ;
• Enfin à distance : métastases (localisations secondaires) hépatiques, péritonéales (ascite), pulmonaires, cérébrales...

Le traitement

Il est essentiellement composé d’un traitement chirurgical avec ablation de la tumeur et de son environnement.
Un régime spécifique pauvre en fibres est préconisé avant toute opération ou examen invasif (coloscopie)
Un traitement complémentaire par chimiothérapie est parfois nécessaire selon le stade de la tumeur.

Préalablement, le patient doit être informé des conséquences possibles du traitement chirurgical (anus artificiel provisoire ou définitif)

Un seul mot d’ordre : Prévention

La prévention du cancer colorectal consiste en premier lieu à avoir une alimentation équilibrée riche en légumes et fibres et pauvre en graisse d’origine animale.
Comme pour beaucoup de cancer, le dépistage précoce du cancer colorectal est le meilleur moyen de réduire l’incidence de la maladie.
Des tests de dépistage de sang dans les selles simples et faciles à utiliser (Hemocheck, Hémoccult) permettent de détecter la présence de sang dans les selles.
Dans bien des cas vous serez rassuré ou alors des examens complémentaires tels qu’une coloscopie vous seront prescrits pour détecter la présence de tumeur.

Attention certains aliments peuvent déclencher des faux positifs ou négatifs (Vitamine C) sur les tests de dépistage.
L’aspirine et les aliments suivants (radis, navet, sardine, saumon, ananas, banane) sont source de faux positifs.

Alors si vous avez plus de 55 ans et que vous ressentez un des symptômes décrits précédemment ou que dans votre famille il y a eu des cas de cancers colorectaux, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Un test de dépistage précoce sauve la vie.

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