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On parle désormais d’épidémie car, selon l’Invs, le nombre hebdomadaire de cas « cliniquement évocateurs de dengue » se situe au-dessus des valeurs maximales attendues, et ce depuis la troisième semaine de juin, date à partir de laquelle l’épidémie a réellement commencé. Pour les spécialistes, cette épidémie diffère un peu de la précédente quant aux données bactériologiques.
On sait que la dengue est due à deux types de virus circulants, DENV-1 et DENV-2. Si ce dernier était prédominant lors de l’épidémie précédente, c’est le DENV-1 qui, aujourd’hui, figure dans 90 % des cas. Il est donc quasiment exclusif. On le sait, la diffusion du virus est opérée par un moustique particulier, baptisé Aedes aegypti. Cet insecte déjà peu recommandable a un cousin qui ne vaut pas mieux, Aedes albopictus qui, lui, transmet le tristement célèbre chikungunya. Enfin, il faut plutôt dire « elle », car, comme chez tous les moustiques, c’est la femelle qui pique et ainsi transmet le virus par le sang.
Au cours de ces dernières semaines, on a observé selon l’Inves « une diffusion géographique des cas, et une stabilisation des nombres de cas ». Au total, la maladie a touché 30 000 personnes en Guadeloupe et 22 000 en Martinique depuis novembre 2009. 11 décès ont été répertoriés en Martinique et 3 en Guadeloupe. C’est relativement peu, mais il faut rappeler que la maladie peut nécessiter une hospitalisation d’urgence chez les personnes les plus fragiles. « Il s’agit de la plus grosse épidémie survenue au cours des dix dernières années. » précise le Dr Martine Ledrans, qui coordonne le suivi de l’épidémie pour l’Inves, interviewée par Le Parisien.
Actuellement, s’il ne faut pas dramatiser, la vigilance s’impose cependant. Des messages de prévention sont régulièrement diffusés à la télévision et des militaires secondent les équipes locales.
Si quelques touristes ont déjà contracté la maladie sur place, personne n’a été directement contaminé dans la métropole. Si vous devez séjourner aux Antilles, prévoyez tous les moyens de vous protéger des piqûres, demandez conseil à votre pharmacien.
Sources. Institut national de veille sanitaire, Invs. Site : http://www.invs.sante.fr/ ; Le Parisien. Site : www.leparisien.fr
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