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La maladie de Parkinson est l’une des affections neurodégénératives les plus fréquentes. Caractérisée par des tremblements, une lenteur à l’initialisation des mouvements et une rigidité lors des mouvements passifs, c’est la deuxième cause de handicap moteur chez le sujet âgé, après les accidents vasculaires cérébraux.
QUELQUES CHIFFRES :
On estime à 100 000 le nombre de personnes atteintes de la maladie de Parkinson en France. Parmi elles, 70% ont entre 60 et 80 ans et 5% ont moins de 60 ans.
La maladie débute en moyenne vers 55-65 ans et la prévalence augmente avec l’âge :
QU’EST CE QUE C’EST ?
La maladie de Parkinson est essentiellement une affection dégénérative d’un certain type de neurones : les neurones dopaminergiques.
Au cours du vieillissement, il existe une perte « normale » de ces neurones. Cette perte s’accélère en cas de maladie de Parkinson idiopathique et doit être d’au moins 50% à 70% pour que les symptômes apparaissent.
La diminution du nombre de ces neurones dopaminergiques entraîne un déficit en dopamine qui perturbe le fonctionnement normal des connections neuronales ; ce déficit est à l’origine des symptômes parkinsoniens, en particulier akinésie (aspect figé)et rigidité.
Il existe aussi des lésions non dopaminergiques qui peuvent rendre compte de la survenue de symptômes différents (dépression, troubles cognitifs…).
LES SIGNES DE LA MALADIE
Le début de la maladie est insidieux :
réduction de l’activité, fatigabilité, douleurs mal localisées, difficulté d’écriture, raideur etc…
Progressivement les autres signes de la maladie vont apparaître :
Tremblement de repos ( tremblement parkinsonien)
Il inaugure la maladie dans 80% des cas. Parfois très discret ou absent (20% des cas), il n’est d’ailleurs pas nécessaire au diagnostic de la maladie. A l’inverse, il existe des formes dites « tremblantes » où ce symptôme est dominant.
C’est un tremblement de repos, diminuant ou s’amendant lors des mouvements volontaires de la partie du corps concernée. Il cesse pendant le sommeil.
Inversement,il est augmenté par les émotions, la fatigue, la concentration intellectuelle et la réalisation d’une activité motrice volontaire dans une autre partie du corps.
Il est régulier ( 4 à 5 cycles par seconde,unilatéral ou asymétrique, du moins au début de la maladie.
Il touche volontiers le membre supérieur, réalisant un mouvement d’émiettement au niveau de la main. Le membre inférieur peut également être concerné, de même que la mâchoire. La tête est habituellement épargnée.
Akinésie
Indépendante de tout déficit moteur, l’akinésie se traduit par un retard à l’initiation des mouvements.
S’il s’agit d’un ralentissement à l’exécution motrice, on parle de bradykinésie. Les mouvements sont rares et lents. Au niveau du visage, il existe une pauvreté de la mimique et raréfaction des mouvements spontanés tels que le clignement des paupières.
La parole est monotone et monocorde.
Au membre supérieur, il peut y avoir perte du ballant du bras lors de la marche.
Trouble de l’écriture, la micrographie, parfois très précoce.
Ralentissement lors de la réalisation de gestes alternatifs rapides : difficultés à se brosser les dents, battre la mesure avec le pied…
Rigidité
L’hypertonie plastique ou rigidité est une augmentation du tonus musculaire.
Les muscles offrent une résistance lors des mouvements passifs, responsable là encore de la perte du ballant du bras.
Les troubles de la marche apparaissent en général
tardivement, le sujet se plaignant parfois au stade initial d’une raideur lors de la marche.
LE TRAITEMENT
Le traitement de la maladie de Parkinson repose essentiellement sur l’administration d’un précurseur de la dopamine, la lévodopa, et d’agonistes dopaminergiques centraux.
Il vise à réduire les signes moteurs de la maladie, à améliorer la qualité de vie du malade.
La lévodopa ( Modopar, Sinemet, Stalevo)
Efficace à long terme sur les symptômes
(akinésie, rigidité, tremblements de repos), la lévodopa augmente l’espérance de vie.
Le traitement ne doit jamais être interrompu brutalement.
La dopamine peut être associée à d’autres types de traitements : inhibiteurs centraux de la MAO B (sélégeline) ou, surtout, agonistes dopaminergiques centraux afin de limiter ses effets indésirables les plus fréquents et de pallier sa diminution inéluctable d’activité
Inhibiteurs centraux de la MAO B : Sélégeline
Bloque la dégradation de la dopamine. Elle permet de réduire la dose de lévodopa de 10 à 15%. Elle ne dispose que d’une activité thérapeutique faible en monothérapie.
Agonistes dopaminergiques centraux
Bromocriptine (Parlodel, Bromo Kin )
Lisuride (Dopergine )
Pergoline (Célance )
Piribédil (Trivastal )
Amantidine ( Mantadix )
Apomorphine (Apokinon )
Ropinirole (ReQuip )
Les agonistes dopaminergiques centraux peuvent être prescrits en monothérapie chez des malades jeunes pour retarder la prise de lévodopa.
Ils sont également prescrits en association avec la lévodopa dont la posologie sera alors réduite de 10 à 25% ( parfois plus).
Pour en savoir plus sur les traitements, consultez nos fiches pratiques médicaments
LES INTERVENTIONS NON MEDICAMENTEUSES
REEDUCATION
Si les bénéfices de la rééducation sont reconnus, le type, l’intensité et le moment de celle-ci restent peu consensuels. Intégrée à un projet thérapeutique global adapté au stade évolutif de la maladie, elle permet d’améliorer la fonction ventilatoire, de réduire les chutes, de réduire les troubles vésicosphinctériens.
STIMULATION ELECTRIQUE
Les résultats obtenus sont bons sur le tremblement mais ne permettent pas de s’affranchir de la dopathérapie.
CHIRURGIE
Elle concerne seulement un petit nombre de malades : lorsque les tremblements prédominent ou face à des fluctuations motrices particulièrement handicapantes avec des blocages prolongés et des dyskinésies sévères. Le bénéfice fonctionnel peut être important et la vie quotidienne des malades transformée, avec la possibilité d’alléger parfois de 50% la dose de Lévodopa.
QUELQUES CONSEILS
Horaire de prise des traitements

Règles diététiques

L’autonomie au quotidien
Entretenir son corps
La pratique d’une heure au moins par jour d’exercice permet aux muscles de conserver leur souplesse et facilite le mouvement.
La place en société
Soutenir l’entourage
L’entourage (essentiellement le conjoint), qui devient le pivot de la prise en charge du malade, doit aussi lutter contre la solitude, les soucis matériels et la dépression.
Pour les accompagnateurs, il est essentiel de :
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