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Au cours des très sérieux Entretiens de Bichat, un symposium accueillait les professeurs Gérard Friedlander, néphrologue, chef du service de physiologie, explorations fonctionnelles, hôpital européen Georges Pompidou et hôpital Necker-Enfants Malades, Paris, et Michel Vidailhet, professeur émérite de pédiatrie, CHU de Nancy. Lesquels ont présenté les résultats de leurs travaux sur la vulnérabilité des enfants à la déshydratation. Les bébés étant en première ligne des risques.
Tout d’abord, les spécialistes soulignent que le rein de l’enfant est immature jusqu’à 2 ou 3 ans. Chez l’adulte, cet organe vital assure la comptabilité du liquide qui entre dans et qui sort du corps. Il garantit ainsi le bilan nul d’eau et le bilan nul de micronutriments, avec l’aide d’une hormone antidiurétique, la ADH. Le rein assure dans le milieu intérieur le transport et la régulation de l’eau, du sodium, du potassium, etc., ainsi que l’élimination des toxines.
Le rein de l’enfant n’est pas aussi performant. « Son rein présente un seuil de réabsorption du glucose et d’élimination des bicarbonates bas. C’est un rein en devenir. » De plus, l’enfant n’a pas conscience de ses besoins, il ne sait pas exprimer sa soif. Pourtant, dans son corps, l’eau est présente dans une proportion plus grande que chez l’adulte, 75 % du poids corporel à la naissance !
Les chercheurs dressent un constat inquiétant : « Les enfants et les adolescents n’absorbent que deux tiers des apports qui leur sont recommandés en eau totale ! Il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire. » Sachant bien entendu que cette eau est également apportée à peu près pour moitié par l’eau elle-même, et aussi par diverses boissons comme lait, les boissons rafraîchissantes.
Parents, recommandent les auteurs, soyez vigilants aux moindres signes de déshydratation : sécheresse de la bouche et salive gluante, insomnie, fatigue, soif bien sûr, diminution du volume des urines, maux de tête, vertiges, peu de larmes, etc.
Attention, insistent-ils, les enfants sont plus vulnérables à une rupture de la balance hydrique que les adultes, et certaines circonstances, fièvre, vomissements, diarrhées, canicule multiplient les risques. Et pour votre bébé, en attendant qu’il puisse boire à la tasse, n’oubliez pas de demander à votre pharmacien biberon et tétines sans bisphénol A !
Source. Fondation Nestlé. Site : http://fondation.nestle.fr/agir-aup....
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