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Le 15 avril, vous étiez des milliers à prendre le départ d’un des marathons les plus connu dans le monde : le marathon de paris.
La saison à démarrer et vous serez nombreux à prendre le départ de ces courses mythiques dans les mois qui viennent.
Bien sur, chacun aura un objectif différent en fonction de son niveau, son âge, son sexe, son degré d’entraînement,… par contre la stratégie alimentaire pour y arriver sera sensiblement la même pour tout le monde.
Ration d’entrainement.
Cela correspond à l’alimentation que vous devrez avoir les mois qui précédent l’épreuve c’est-à-dire au cours de votre entrainement.
Elle doit être le plus équilibrée possible :
Durant cette période, il faut absolument veiller à manger de tout pour éviter les carences qui sont un frein à la performance. Par exemple, quelqu’un qui mange peu de féculents (pâtes, riz, pomme de terre,…) au cours de cette période arrivera avec des réserves en carburants insuffisantes ce qui se traduira immédiatement par une contre performance.
Autre point essentiel, l’hydratation : il faut boire 1,5 litre d’eau par jour par petites quantités régulièrement. Auquel il faut ajouter 1 litre par heure de course ou de sport.
Profitez de cette période pour apprendre à boire au cours de l’effort. Trouvez un moyen qui ne vous gène pas trop : gourdes attachées à la ceinture, reliées avec un tuyau,…
En bref, cette période est très importante car c’est elle qui vous permettra d’arriver au top le jour J.
Ration de compétition.
Elle entre en jeu 3 à 4 jours avant le départ du marathon et se continue jusqu’à la fin de l’épreuve.
3-4 jours avant.
Il faut augmenter les réserves en super carburant de l’organisme : le glycogène.
Pour cela, il suffit de garder quasiment la même alimentation que ci-dessus à la différence qu’il faut augmenter la part de glucides. En pratique, mangez des parts plus importantes de pain, de pâtes, de riz, de légumineuses… sans toutefois vous alimenter jusqu’à être malade.
Dans la même idée, le repas de la veille au soir est très important. C’est la fameuse « pasta party » que vous pouvez transformer en « crêpes party » (très en vogue dans les pays scandinaves), en « patates party », …
Ce repas doit comporter une entrée à base de légumes, un plat principal composé d’une viande ou poisson maigre avec une bonne part de féculent, un produit laitier et un fruit.
Bien sûr, l’hydratation est primordiale au cours de ces derniers jours. Une astuce pour savoir si vous êtes bien hydratés : votre urine doit être claire.
En respectant tous ces conseils, vous arriverez le jour J avec des réserves optimales en carburant et en eau.
Le jour J.
Règle à respecter à tout prix : prendre le dernier repas avant l’épreuve au moins 3 heures avec le début de l’échauffement.
Ça risque de vous faire lever tôt mais cela vous épargnera de gros soucis d’ordre digestif car si vous mangez dans les 3 heures précédent l’effort le sang sera redistribué vers vos muscles et le tube digestif ne sera plus irrigué avec tous les problèmes qui s’en suivent (ballonnements, douleurs abdominales, diarrhées,…).
Ce repas devra être digeste.
Les erreurs à éviter lors du dernier repas :
Il sera composé de :
• Féculents ;
• Produits laitiers ;
• Et de fruits cuits.
En pratique, on a le petit-déjeuner suivant : pain grillé avec de la confiture, yaourt nature sucré et compote de fruits.
Pensez à boire par petites quantité dès le réveil.
La course.
Un marathonien perd plus de 4 litres d’eau sur la course donc commencer à vous hydrater dès le début de l’épreuve et même dès le début de l’échauffement.
Continuez à boire tout au long de l’effort donc ne sautez aucun ravitaillement.
Prévoyez si possible une boisson enrichie en sucre et en sel en respectant un taux maximal de 25 g de glucose et 0,5 g de sel par litre d’eau. Cette boisson permettra de ralentir l’utilisation du glycogène donc du carburant et compensera les pertes en sel dues à la sueur.
Attention les boissons de l’effort proposées lors des ravitaillements sont souvent trop concentrées en sucre ce qui occasionnera des troubles digestifs. Une solution : diluer cette boisson avec de l’eau dans un autre verre ou dans une bouteille (moitié boisson, moitié eau).
Après la course.
Continuer à trottiner quelques minutes (vous n’êtes plus à ça près) pour favoriser la disparition de l’acide lactique.
Il faut boire 1 litre par heure de compétition en plus des recommandations (2 litres d’eau par jour) pour compenser les pertes en eau. Cette eau sera de préférence gazeuse (Badoit, Quézac, Vernière, San pellegrino, Vichy,…) car elle permet ainsi de diminuer l’acidité provoquée par l’effort physique.
1 à 2 heure(s) après la fin de la compétition vous pouvez consommer des produits sucrés (avec modération tout de même) avec du lait pour commencer à reconstituer les réserves en carburant et pour diminuer l’acidité.
Le repas post-compétition sera constitué de :
Légumes crus
Viande ou poisson ou œufs + moitié-moitié par des féculents et des légumes cuits
Produit laitier
Fruit cru ou cuit
+ Pain
Et bien sur, il faut toujours penser à boire de l’eau régulièrement.
B. Guillaume, diététicien diplômé d’état
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