Hémangiome, un nourrisson sur dix

Hémangiome, drôle de nom pour une affection peu connue, qui touche cependant un nourrisson sur dix. Il s’agit tout simplement d’une anomalie vasculaire bénigne, mais qui doit cependant être prise en charge médicalement. En fait, il se présente sous deux formes.

• L’hémangiome le plus courant (75 % des cas) est l’hémangiome nodulaire, qui forme comme un fruit rouge posé sur la peau. C’est ce que le langage populaire appelle une « fraise ».

• La seconde forme est l’hémangiome dit segmentaire, que l’on appelle encore « tache de vin ».

Cette bizarrerie vasculaire se manifeste toujours avant un an, jamais chez l’adulte, mais à la naissance la peau peut être normale ou encore porter simplement de petites taches pâles, qui évolueront ensuite. La localisation varie, la plus fréquente, dans 60 % des cas, est le cou et la tête, dans 20 % des cas le tronc et dans 15 % les bras et les jambes. Il est rare de trouver plusieurs hémangiomes, mais dans ce cas ils peuvent toucher un organe interne comme le foie, les poumons ou même le cerveau.

Actuellement, on ne connaît pas vraiment la cause de cette anomalie, et les spécialistes s’accordent à dire qu’il n’est pas héréditaire, même si existent des cas dans la famille de 10 % des nourrissons porteurs d’un hémangiome. Si l’on ne connaît pas la cause réelle, les facteurs favorisants ont été identifiés : grande prématurité, petit poids à la naissance (moins d’un kilo et demi), lésion du placenta pendant la grossesse, sexe, les filles étant plus touchées, âge élevé de la mère, grossesse multiple.

Pas de panique. Pour la plupart des nourrissons atteints, l’hémangiome va se résorber tout seul. Dans 10 % des cas, ce qui représente 1 % de l’ensemble des naissances, des complications locales surviennent et le traitement devient alors nécessaire.

Bon à savoir. Si votre bébé est porteur d’un hémangiome, le suivi sera assuré par le médecin traitant ou le pédiatre. Si la consultation d’un spécialiste s’avère nécessaire, c’est le dermatologue spécialisé en pédiatrie qui sera le plus indiqué.

En première intention, le traitement repose sur la corticothérapie. Mais les espoirs se portent sur un nouveau médicament, dont l’efficacité est à l’étude actuellement par le CHU de Bordeaux, à la suite des résultats publiés par le service de dermatologie pédiatrique de cet établissement, et dans le cadre d’un programme de développement conclu avec les laboratoires Pierre Fabre.

Sources. Site de la recherche clinique. Site : http://www.notre-recherche-clinique.... Ou sur le site américain ClinicalTrials. Site : http://clinicaltrials.gov/ct2/resul...

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