Comment se manifeste l’alcoolisme ?

Les manifestations sont différentes suivant le sexe de la personne, sa corpulence, son âge, son environnement, le contexte de consommation…

Une personne ayant bu occasionnellement une quantité d’alcool trop importante présentera les signes suivants :

  • Excitation et euphorie
  • Incoordination, somnolence, désorientation spatio-temporelle…
  • Vomissements, vision trouble
  • Cela peut aller jusqu’au coma éthylique
    Une personne alcoolique chronique pourra présenter les symptômes suivants :
  • Des tremblements
  • Les yeux rouges et/ou larmoyants
  • Un visage rouge
  • Des crampes
  • Une haleine et une odeur en règle générale alcoolisée
  • Des signes plus généraux et moins spécifiques : une perte de poids, des maux de tête, des vertiges, des troubles digestifs, une fatigue…
  • Des signes de manque avec agitation, anxiété, troubles du sommeil jusqu’au delirium tremens nécessitant une hospitalisation

Le diagnostic reposera principalement sur les signes cliniques mais en cas d’alcoolisme chronique on pourra également s’appuyer sur des tests biologiques : dosage des gamma-GT et du volume globulaire moyen.

Comment traiter l’alcoolisme ?

L’alcoolisme aigu étant une situation passagère, la seule solution reste l’éviction de l’alcool pour éviter les effets qu’ils peuvent engendrer.
Dans cette situation, les traitements interviendront pour éviter les conséquences physiques et dramatiques que peuvent engendrer une surconsommation d’alcool : troubles de la vigilance, euphorie jusqu’au coma éthylique avec risque de décès.

La prise en charge au long cours intervient majoritairement dans l’alcoolisme chronique.

La première solution reste donc avant tout d’éviter la consommation d’alcool.

Une consommation régulière et/ou excessive peut entrainer un phénomène de dépendance, l’alcool est alors une drogue dont on ne peut pas se passer. Un suivi médical et psychologique est alors indispensable pour s’en sortir.

Le sevrage alcoolique est souvent long : plusieurs mois voir années sont nécessaires.

Après consultation médicale, des traitements peuvent être prescrits afin d’aider les patients alcooliques dans leur sevrage :

  • Pour éviter les signes de dépendance et notamment un delirium tremens, le médecin peut avoir recours aux benzodiazépines pendant quelques jours au début du traitement : diazepam VALIUM®
  • des ßbloquants (Atenolol ou Propranolol) peuvent permettre de lutter contre les signes cardiaques : palpitations, tremblements…
  • Des traitements peuvent être prescrits pour favoriser l’abstinence : AOTAL®, REVIA® ou ESPERAL® mais il est important de savoir qu’avec certains médicaments il y a un risque d’effet antabuse en cas de consommation d’alcool pendant le traitement. Cet effet se manifeste par des bouffées de chaleur, des nausées et vomissements, des palpitations, des sueurs…
  • Une supplémentation vitaminique est également recommandée : vitamines B1, B6, PP, B9

Les conseils de votre pharmacien Giphar

  • Demandez de l’aide à votre entourage, votre médecin ou votre pharmacien pour sortir de l’alcoolisme. Un soutien est souvent nécessaire pour réussir un sevrage.
  • Attention à la conduite automobile : boire ou conduire, il faut choisir !
    La limite légale pour prendre le volant est de 0,5 g/L.
    Pensez à désigner un conducteur qui ne boira pas pendant la soirée ou à défaut prévoir des éthylotests dans votre voiture si vous avez bu.
  • Pendant le sevrage, évitez toutes situations à risque :
    -évitez la fréquentation des bars ou des soirées « arrosées »,
    -attention aux médicaments contenant de l’alcool (bain de bouche, certains sirop…)
  • Buvez beaucoup d’eau, de tisanes, jus de fruits… : au moins 2 litres/jour
  • Faites du sport
  • L’alcool est à proscrire pendant la grossesse : de graves conséquences pour le fœtus peuvent survenir allant jusqu’au syndrome d’alcoolisme fœtal se traduisant par des malformations, des troubles du comportement, des déficits intellectuels…
  • Evitez la consommation d’alcool lorsque vous êtes sous traitements médicamenteux aux risques de potentialiser les effets de certains médicaments.

N’hésitez pas à demander de l’aide car l’alcool reste une drogue !

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