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LA RUÉE VERS L’EAU
Un Français sur quatre choisit de passer ses vacances au bord de l’eau.
Sur les 28 millions de Français qui partent en congé chaque été, 12 millions choisissent de se rendre au bord de la mer. Et parmi ceux qui vont à la campagne ou à la montagne, la plupart séjournent à proximité d’une base aquatique (lac, rivière, piscine...).
Ainsi, même si l’eau n’est pas l’élément naturel de l’homme, elle constitue bien, pour la majorité d’entre nous, le pôle d’attraction principal de nos vacances...
Et pourtant, chaque été en France :
Les services de sécurité du littoral portent secours à près de 15.000 personnes ; 600 personnes périssent noyées dont une centaine en piscine ; 250 personnes sont réanimées à la suite d’un sauvetage en mer...
Pour profiter des plaisirs de l’eau, il faut un minimum de précautions et une santé bien contrôlée.
EAU DOUCE OU SALÉE : PRUDENCE OBLIGE
Impréparation, imprudence ou pari stupide sont à l’origine de 9 accidents sur 10. C’est dire que dans la majorité des cas, ces accidents pourraient être évités si les estivants faisaient preuve d’une plus grande sagesse...
Respectez les interdictions imposées par la réglementation locale et observez les recommandations des habitants du lieu. Conformez-vous aux panneaux de signalisation et respectez les zones et horaires de baignade :
N’allez jamais seul à l’eau. En cas de malaise, une personne pourra vous secourir ou donner l’alerte.
Ne surestimez pas vos capacités. Ne vous baignez pas où vous n’avez pas pied si vous êtes un nageur débutant. Lors du premier bain de vos vacances, ne restez pas plus de 10 minutes dans l’eau, surtout si vous n’avez pas suivi d’entraînement régulier avant de partir.
Mettez-vous à l’eau progressivement en vous aspergeant la nuque et le torse avant de vous immerger complètement.
Méfiez-vous de l’eau trop froide : ne séjournez pas plus de 15 minutes dans une eau inférieure à 18°. Après une exposition prolongée au soleil par exemple, vous risquez l’hydrocution. En cas de sensations désagréables, sortez de l’eau immédiatement.
Renoncez à vous mettre à l’eau après un repas copieux et arrosé. N’oubliez pas que l’alcool est à l’origine de près de la moitié des accidents de noyade...
Au-delà de 50 ans, n’entreprenez aucun effort intense sans être sûr de votre coeur.
EN CAS D’ACCIDENT
On distingue 4 sortes de noyades :
Tout baigneur doit connaître les signes annonciateurs de la perte de connaissance précédant la noyade : démangeaisons légères - troubles visuels - migraines et vertiges - tendances à l’évanouissement - crampes.
Afin d’intervenir rapidement et efficacement, il doit aussi savoir reconnaître les signaux d’alarme émis par un baigneur en difficulté :
Témoin d’une noyade, commencez par donner l’alerte. Une fois la victime hors de l’eau :
Si vous connaissez cette technique, pratiquez le bouche-à-bouche ou le bouche-à-nez, mais seulement après avoir éliminé l’eau des poumons du noyé.
De toute façon, laissez toujours agir la personne la plus compétente (secouriste. médecin ..).
Un nageur moyen résistera :
SUS AUX MICROBES
Que ce soit en mer ou en eau douce, si l’eau est polluée, les risques d’infection sont réels. Une multitude de germes plus ou moins nuisibles menacent le baigneur : hépatites, pharyngite, conjonctivite, otites externes, sinusites, infections cutanées, dysenterie, poliomyélite.
En cas d’infection, ne pratiquez pas n’importe quel traitement. Arrêtez les baignades et consultez un médecin sur place : il sera toujours informé de la pathologie locale.
Contre l’otite externe
• N’abusez pas de la plongée, ni de l’immersion,
• Ne cherchez pas à vous boucher les oreilles avec du coton ou un autre corps étranger : le remède serait pire que le mal,
• Veillez à vous sécher parfaitement les oreilles après chaque bain,
• Mettez-vous des gouttes antiseptiques.
LES MAUVAISES RENCONTRES
Il existe sur certains rivages, dans certains cours d’eau, des animaux peu sympathiques dont vous devez apprendre à vous méfier.
• Au bord de la mer :
Vives, méduses, rascasses rouges, chapons, raies peuvent s’avérer dangereux. Leur contact, leurs piqûres ou leurs morsures déclenchent souvent des réactions allergiques ou toxiques.
Le plus souvent, les lésions restent localisées et une simple médication anti-allergique en vient à bout en 48 heures. Mais les accidents peuvent être plus graves et risquent même de nécessiter un traitement d’urgence en milieu hospitalier.
Les piquants d’oursin sont très difficiles à extraire lorsqu’ils se trouvent implantés sous la peau. Pour vous faciliter la tâche, trempez la zone atteinte dans de l’eau légèrement javellisée.
Les vives, généralement enfouies dans le sable sous une faible épaisseur d’eau, possèdent des aiguillons venimeux sur leur nageoire dorsale. Leur piqûre, très douloureuse, peut provoquer une syncope. Si vous êtes victime d’une telle piqûre, agissez rapidement en baignant le pied piqué dans une eau la plus chaude possible additionnée d’un peu d’eau de Javel. Le venin de la vive se détruit à la chaleur.
• En eau douce :
Attention aux sangsues et aux serpents. Certaines espèces de vipères sont bonnes nageuses. De toute façon, renseignez-vous auprès de la population locale sur la présence possible de cette faune.
SI VOUS AIMEZ LA PLONGÉE
Le monde du silence est souvent aussi celui des accidents. Dans un milieu qui n’est pas le sien, l’organisme humain, au cours de la plongée, se trouve soumis à des conditions totalement artificielles et particulièrement éprouvantes.
Que vous pratiquiez la plongée libre ou la plongée à air comprimé, vous devez, par conséquent, et sous peine de graves déconvenues, observer certaines précautions :
• Plongée libre :
• Plongée à air comprimé :
Article rédigé par Jean-Pierre Roy, Pharmacien
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