24 mars, Journée de la tuberculose

La tuberculose est un fléau qui n’épargne aucun pays sur notre planète, même si certains sont beaucoup plus touchés que d’autres. Et les pays dits industrialisés ne peuvent se permettre de l’ignorer, d’autant que la maladie semble progresser ici ou là.

La tuberculose est due au bacille tuberculeux, Mycobacterium tuberculosis. Si le germe touche généralement les poumons, il ne faut pas oublier qu’il peut aussi affecter d’autres zones du corps, notamment le système osseux. Lorsque la tuberculose atteint les poumons, le malade devient alors contagieux via les gouttelettes de sécrétions bronchiques évacuées par la toux, l’éternuement ou même la parole. Et c’est d’autant plus dangereux que l’infection peut, à ses débuts, passer inaperçue car, précise l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’origine de cette « Journée mondiale de la tuberculose » du 24 mars, le système immunitaire « emprisonne » le bacille.

Ensuite, quand la maladie se déclare, la tuberculose pulmonaire se manifeste par une toux, productive ou non et parfois avec du sang, des douleurs dans la poitrine, de la fatigue, une perte de poids et des sueurs nocturnes.

Dès cette année et jusqu’en 2015 se met en place le « Plan mondial halte à la tuberculose ». À juste titre. Chaque année, 9 millions de nouveaux cas de tuberculose sont recensés. 85 % des cas se situent en Afrique et en Asie. On recense 22 pays les plus touchés. En moyenne, la tuberculose se situe au huitième rang des grandes causes de décès dans le monde.

Cela dit, contrairement à ce qui se passe avec d’autres grandes maladies, la panique n’est pas de mise, car la tuberculose, aujourd’hui, se soigne dans la plupart des cas. Nous ne sommes plus au siècle de la dame aux camélias ! De plus, des moyens de prévention existent également, passant surtout par l’information des populations, la mise en place d’une hygiène rigoureuse et un dépistage organisé.

L’OMS a mis, via le « Plan mondial », une stratégie pour lutter contre le fléau.
Elle comporte six principales composantes :
• Poursuivre et renforcer une stratégie DOTS : volonté politique, dépistage, traitement normalsé, approvisionnement en médicaments et suivi.
• Lutter contre la co-infection et la pharmacorésistance.
• Renforcer des systèmes de santé.
• Implication de tous les soignants.
• Impliquer patients et communautés.
• Favoriser et promouvoir la recherche.
Dans nos pays européens, face à la progression de la maladie, vous pouvez individuellement agir : hygiène rigoureuse, notamment lavage systématique des mains (ou solution hydroalcoolique chez votre pharmacien), usage non abusif d’antibiotique, alimentation équilibrée et au besoin supplémentation pour renforcer vos défenses immunitaires, sur conseil de votre pharmacien.

Source. OMS. Site : http://www.who.int/mediacentre/even...

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